Assistant.e.s d’éducation : nous ne sommes pas des pions !

Une grève ne se décrète pas en appuyant sur un bouton. Le plus souvent, y compris dans le cadre d’un appel national, c’est bien la situation concrète qui conduit salarié.e.s ou agents de la fonction publique à prendre part au mouvement.

En tant qu’emplois précaires de droit public, les assistant.e.s d’éducation sont clairement une catégorie de personnels à la jonction entre revendications du secteur public et du secteur privé.

Les ordonnances Macron sont un nouveau coup, d’une violence anti-sociale historique, contre les conquis sociaux, le droit du travail et les protections collectives. Cette contre-réforme ne sera pas la dernière du quinquennat, en tout cas dans l’agenda du pouvoir. Elle s’inscrit dans une dynamique de « flexibilisation » du « marché du travail » selon la novlangue libérale, engagée depuis plusieurs années, et qui a justifié l’an dernier la mise en place de la loi dite « Travail ».

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Aux contractuels du second degré

Deux semaines après la rentrée, nous savons que de nombreux non-titulaires sont sans emplois : ce qui est tard pour ces collègues.

En fin juillet, les élus CCP  de la FSU  et de la CGT ont demandé  une CCP d’affectation qui leur a été refusée, au prétexte d’une surcharge de travail. Cette CCP est la garantie d’une transparence dans les affectations, ce qui est d’ailleurs admis dans plusieurs académies notamment Marseille, Reims , Rennes.

Nous apprenons ce jour qu’une CCP initialement prévue le 4 octobre à 9h est reportée à une date ultérieure. Peut-elle remplacer une CCP d’affectation ? En effet la DPE demande de lui faire part des sujets que les élus souhaitent voir évoqués à l’ordre du jour, mais ne serait-il pas trop tard pour affecter des collègues ? Qu’importe la CCP, nos élus évoqueront toutes les questions d’ordre individuel relatives à la situation professionnelle des contractuels. Ce sont :

-Les affectations

La non affectation de nombreux collègues , les affectations des collègues qui ont des conditions de travail très difficiles , les collègues en situation professionnelles délicates , le non-renouvellement des collègues qui ont 5 ans d’ancienneté donc proches du CDI.

-L’application du nouveau cadre de gestion

les informations collectées par le SNES ,auprès des contractuels, sur l’application des nouveaux décrets permettront aux élu(e)s de porter des revendications au niveau du rectorat afin que toutes les mesures entérinées soient appliquées, notamment un meilleur traitement des collègues contractuels précaires

-Les concours internes et recrutements réservés session 2018

 Les  inscriptions aux concours externe, interne et réservé de l’Education Nationale sont  ouvertes jusqu’au jeudi 12octobre à 17H

Pour avoir de plus amples informations sur les concours notamment  la dernière session du concours réservé (loi Sauvadet), le SNES vous conseille vivement de consulter le lien suivant :

https://www.snes.edu/CONCOURS-INTERNES-ET-RECRUTEMENTS-RESERVES-SESSION-2018.html

Envoyez vos remarques sur ces questions à l’adresse mél suivante : s3cle@snes.edu

Pour avoir les réponses, nous vous convions à participer à :

la réunion « spécial contractuels enseignants » qui se tiendra au siège de la section académique du SNES 29 Rue Gabriel Péri, 63000 Clermont-Ferrand, (3étage)

le mercredi 4 octobre 2017  à partir de 14h

En amont de la réunion du 04 octobre 2017, un mail a été envoyé à tous les contractuels

dont les adresses sont connues pour collecter les informations

Absurde et dangereux

Florence Robine, directrice générale de l’enseignement scolaire sous le précédent gouvernement, avait prévenu : s’il est « difficile de contrôler systématiquement l’acquisition des connaissances (…) nous pouvons faire en sorte que des sujets liés à la défense soient régulièrement posés aux examens ». Nous voilà servis avec le sujet du brevet 2017 qui, à défaut de donner une image réaliste des acquis des élèves à la fin du collège, servira à vérifier que ces derniers ont bien intégré le catéchisme militariste que les enseignants ont été chargés de leur transmettre dans le cadre du protocole « école-armée » et de l’enseignement moral et civique.

Le document choisi est un texte de l’IFRAP, officine ultralibérale représentée dans les médias par Agnès Verdier-Molinié, financé en grande partie par l’argent public (il s’agit d’une association loi 1901) et qui promeut toujours moins d’intervention de l’État, toujours plus d’économies dans les services publics. Ce texte est prétexte à montrer que les militaires viennent en renfort lors de catastrophes naturelles sur le sol français. Comment en est-on arrivés à une telle source sur un tel sujet ? Y a-t-il un message subliminal ? N’importe quel article de la presse locale aurait pu servir au vu des questions qui sont posées sur ce document.

La dernière question, dite « question impliquante » (sic) est censée montrer la capacité de réflexion et d’argumentation de l’élève sur un sujet d’EMC. Ce dernier est amené à s’imaginer représenter la France au sommet de l’Union Européenne et rédiger une note sur une opération de l’armée française.

(Cette méthode du « scénario » dont les élèves ont soupé toute l’année, est censée les motiver à produire des textes ou des travaux. Sauf que ces derniers ne sont pas bien dupes longtemps et comprennent vite le stratagème en occultant la petite histoire amusante derrière laquelle on tente de cacher le… oserons nous le dire… TRAVAIL qui leur est demandé. Quant aux élèves en difficultés, ils s’égarent dans cette consigne à rallonge et comprennent encore moins ce que l’on attend d’eux.)

Mais revenons-en au plus grave, la consigne demande à l’élève qui passe son brevet de « monter en quelques lignes que l’armée française est au service des valeurs de la République et de l’Union européenne ». On ne lui demande pas son avis hein, des fois que (horreur !) il puisse en avoir un. Il est sommé d’argumenter une affirmation, pour le moins contestable par de multiples exemples (quelles valeurs l’armée française a-t-elle défendues en Lybie ? Au Rwanda ? En Centrafrique ? ) et même par principe : penser que l’armée sert à défendre des valeurs c’est avoir la même vision que les néoconservateurs américains qui ont prétendu pouvoir imposer la démocratie au Moyen-Orient en bombardant les populations. Une armée défend, dans le meilleur des cas, les intérêts d’un pays, et plus souvent des intérêts financiers, industriels et pétrôliers (à moins que Total ne soit une valeur de la République ? ).

Ce sujet est absurde et dangereux. Les élèves n’auront bien souvent pas compris le sujet et on ne peut le leur reprocher. Ils sont les victimes inconscientes de débats qui les dépassent pour l’instant. Les enseignants d’HGEMC doivent se poser la question du sens qu’il y a à mettre une note sur de telles questions. Un appel national des syndicats serait bienvenu. Il y a mieux à faire en éducation civique au collège quand on voit aujourd’hui combien les institutions sont mal connues par les citoyens et les conséquences politiques que cela engendre.

Compte-rendu du CTSD du 27 juin

Le Comité Technique Spécial Départemental (CTSD) est l’instance obligatoirement consultée sur les structures (classes, divisions) des écoles et collèges du département, présidée par la Dasen.

Sa réunion de ce jeudi 27 juin comportait à l’ordre du jour les changements de rythmes scolaires et des ajustements en écoles et collèges, ainsi que plusieurs questions diverses soulevées par la FSU et ses syndicats (SNUIPP, SNES, SNASUB) représentés par Valérie Bardet, Vincent Présumey, Thierry Chaudier et Juliette Grand.

1er degré

Concernant les rythmes scolaires, dans l’attente du nouveau décret Blanquer, les demandes de passage à 4 jours reçus par l’Inspection d’académie à la date du CTSD étaient ceux des communes d’Arpheuilles-Saint-Priest, Billezois Chevagnes, Gannay-sur-Loire, Montoldre, Neuvy, Paray-le-Frésil, Périgny, Rongères, Trevol (école René Fallet-Henri Matisse), Villefranche d’Allier, Villeneuve-sur-Allier.

Comme on peut le constater, cette liste est beaucoup plus longue que celle donnée par le journal La Montagne le samedi précédent, tout en ne comportant aucune des 4 communes annoncées par La Montagne : Cusset, Commentry, Teillet-Argenty, qui demande en fait un passage à 4,5 jour, et Doyet. Autrement dit, on est encore dans un grand flou, déclenché par les annonces ministérielles et le fait qu’à terme les aides aux communes prendront fin.

Dans sa déclaration préalable, le SNUIPP-FSU 03 a rappelé que pour nous, le décret Blanquer ne constitue pas un tournant, mais une dernière étape : sous Sarkozy, réduction d’heures de cours, sous Hollande, on met sur le dos des communes l’accueil des enfants hors temps scolaire, sous Macron, on autorise celles-ci à faire ce qu’elles veulent, y compris … rien.

Au contraire, une politique répondant aux vrais besoins doit reposer sur une augmentation du nombre de postes, permettant de rétablir l’horaire des élèves sans augmenter celui des personnels, avec plus de maîtres que de classes et des moyens pour les remplacements et les réseaux d’aides.

C’est ce que nous avons eu l’occasion de rappeler à propos des mesures d’ajustements prises par la Dasen et déjà annoncées par elle aux syndicats le 20 juin, lesquelles consistent pour l’essentiel à transformer des « plus de maîtres que de classes » en « CP à 12 en REP+ » sur les mêmes écoles, et à supprimer des postes non pourvus pour les réseaux d’aide.

Nous sommes intervenus pour redemander une ouverture à l’école maternelle Louise Michel de Montluçon. Tout en ayant pris des dispositions pour affecter un personnel, la Dasen dit vouloir attendre la rentrée en raison des remontées surprenantes d’effectifs qu’elle a reçues, lesquelles ne correspondent pas au chiffres donnés sur place par les parents, que nous avons informés de ce décallage.

Nous avons demandé la garantie du retour à la situation antérieure à Pâques sur les écoles de La Ferté Hauterive et St-Gérand de Vaux. De fait, on retrouverait à la rentrée le même nombre de classes, mais avec une organisation différente sur laquelle nous prendrons contact avec les personnels concernées.

Nous avons demandé ce qu’il en est du projet de transfert du Pôle sourd de l’école Marcel Pagnol de Domérat à l’école Paul Lafargue de Montluçon. Manifestement, et contrairement aux assurances données par la Dasen et les IEN, la mairie et le collège de Domérat découvrent ce projet, qui est une quasi décision prise sous « la pression forte » de certains parents, alors qu’il a de l’impact tant sur le point de « départ » que sur le point d’ « arrivée ».

Considérant que la vraie question est celle de l’augmentation du nombre de postes et que tous ces ajustements se font en prenant ici pour abonder là, la FSU a refusé de prendre part au vote sur les ajustements 1° degré (SGEN, UNSA et SNALC se sont abstenus, FO a voté contre).

 2nd degré

En collège les ajustements comportant 4 ouvertures de divisions de 6° à Charles Péguy à Moulins, Jules Verne à Montluçon, Jules Ferry à Vichy, François Villon à Yzeure, 2 fermetures de 6° à Gannat et à Jean-Jacques Soulier (celle-ci en relation avec l’ouverture à Jules Verne car des élèves ont changé d’inscription pour faire de l’espagnol), et une fermeture en 3° au Donjon.

Nous sommes intervenus pour déplorer les effectifs lourds notamment en 6° comme à Gannat (29 par classe en moyenne …). Selon la Dasen, des dispositions internes au collège restent possible. Selon les services la 3° en moins au Donjon n’impacte pas les postes, mais pour nous la vigilance s’impose l’an prochain.

A notre demande concernant d’éventuelles remontées sur des modifications concernant la mise en œuvre, ou pas, de la « réforme du collège » suite aux annonces ministérielle, la Dasen indique n’avoir eu aucune remontée.

Juliette Grand pour le SNES-FSU est intervenue sur les dotations des Vies scolaires, les postes d’AED et les CUI (Contrats Uniques d’Insertion) réorientés vers l’accompagnement d’élèves en situation de handicap. Sur 242 équivalents temps plein AED en collèges, il y a 26 CUI.

Les affectations d’AED, souligne la Dasen, relèvent d’une règle académique et donc du CTA (Comité Technique Académique). Nous comptons bien intervenir au CTA du 6 juillet sur ces questions, ainsi que sur les affectations de psychologues scolaires qui eux aussi relèvent de ce niveau, et l’indiquons à la Dasen qui, au passage, nous dit avoir été informée de la tenue de ce CTA le 6 juillet par notre courrier demandant pour cette raison un report du CDEN toujours prévu à Moulins le même jour …

Restaient deux importantes questions diverses déposées par la FSU.

La première porte sur les AESH en récapitulant les nombreux problèmes de gestion de ces personnels précaires aux missions essentielles : envoi des feuilles de paie dans les délais, frais de déplacement qui sont en train de se débloquer mais dont nous déplorons qu’il ait été indiqué, les années précédentes, aux AESH de l’Allier qu’ils n’y avaient pas droit alors qu’ils y droit ( ! ), nécessité d’une subrogation (avance des indemnités MGEN en cas d’arrêt maladie par l’Education nationale) pour éviter des problèmes, et information correcte, surtout à la rentrée, concernant les affectations (dans quelle école, avec quel enfant, atteint de quel handicap, le tout dans des délais corrects …).

Sur l’ensemble de ces questions, M. Benhara, secrétaire général, a pour l’essentiel rappelé la réglementation existante. Nous les reprendrons dans leur ensemble, ainsi que celles que nous aurons soumis les AESH dans la réunion d’information syndicale de demain matin, lors du rendez-vous avec la responsable ASH, Mme Tinayre, jeudi 29 à 11 h.

La seconde question diverse porte sur les horaires des secrétaires des antennes de l’Inspection d’académie à Montluçon et Vichy, et nous la posions en accord avec la CGT (non représentée au CTSD). L’annualisation du temps de travail, même si celui-ci est organisé sous la forme d’horaires hebdomadaires pour les administratifs de la DSDEN dans l’Allier, peut conduire à des « mauvaises surprises » selon la répartition des jours de congés pris par les agents comme RTT. Un logiciel récemment installé (applicatio OTT sur CELIA) semble avoir posé quelques problèmes, qui seraient résolus. Demeure la question des 6 heures de trop que l’on obtient en calculant le temps de travail annuel des agents des deux antennes. Plus généralement, cette question diverse a été l’occasion, pour la première fois dans cette instance, d’aborder l’organisation et le temps de travail des admistratifs qui relève bien du CTSD. Nous avons bien évidemment l’intention de recommencer.

Valérie Bardet, Vincent Présumey, Juliette Grand, Thierry Chaudier.