Collèges : attention !

Le 8 mars dernier le SNES-FSU de l’Allier a rencontré La Montagne. L’article est paru aujourd’hui, 21 mars (voir ci-dessous).

Lors de cette rencontre le SNES a tiré la sonnette d’alarme : la fatigue des collègues en collège, dès décembre, était digne de fin juin, et cela ne s’est pas arrangé depuis.

En cause : la « réforme du collège », la réunionite, parfois l’absence d’encadrement des élèves hors salles de classes (plusieurs collèges ne sont pas pourvus en CPE …), le travail bureaucratico-informatique croissant.

Nous avertissons : l’abrogation de la réforme du collège et la restitution des heures disciplinaires supprimées demeure incontournable, et certaines situations dans ce département deviennent alarmantes.

Nous ferons en sorte que ceci ne passe pas sous la table pendant et après les présidentielles !

Sans titre

Collègues, vous avez des droits !

Est-ce une conséquence de la réforme du collège ? Les chefs d’établissement se sentent-ils pousser des ailes depuis qu’on leur a promis plus d’autonomie locale ? Les abus de pouvoir se multiplient et nous constatons que bien souvent les collègues méconnaissent leurs droits et se laissent faire. Petite mise au point à partir d’un florilège de cas avérés dans le département…

– Dès qu’un voyage ou une sortie scolaire est organisé, un chef d’établissement impose aux collègues présents de nouveaux emplois du temps dans lesquels ils doivent prendre des classes qu’ils n’ont pas sur les créneaux qui leur sont libérés. Motif (fallacieux) invoqué : « Vous me devez 18h ! ». Cela est faux et dangereux. Nous ne devons faire cours qu’aux classes qui nous sont attribuées dans le VS. Si nous prenons une autre classe, il faut que l’heure soit payée et officialisée par un ordre de mission. Imaginez qu’il y ait un problème avec un élève ou un accident, vous ne seriez pas couvert.

– Alors que les incivilités et les violences entre élèves se multiplient, un chef d’établissement laisse traîner l’affaire et ne prononce pas de sanction. Pourtant, il est obligé d’apporter une réponse lorsqu’un rapport d’incident est rédigé. Dans la salle des professeurs, un registre des dangers graves et imminents doit être à notre disposition et il peut être rempli en cas d’attitude menaçante et agressive d’un élève. Le chef d’établissement a obligation d’apporter une réponse si ce registre est renseigné.

– Un chef d’établissement multiplie les réunions au prétexte de la réforme du collège : réunions de coordination AP, EPI, conseils de cycles, conseil école-collège, conseil pédagogique, conseils de mi-trimestre…. Les seules réunions obligatoires sont :

  • les réunions d’équipes pédagogiques, c’est à dire « les enseignants ayant en charge les mêmes classes ou groupes d’élèves ou exerçant dans le même champ disciplinaire » (article L912-1 du code de l’éducation) : les conseils de classe et les conseils d’enseignement.
  • les réunions parents-professeurs.

– Au prétexte de la mise en œuvre du LSU, un chef d’établissement impose la suppression des notes et l’utilisation du logiciel Sacoche afin d’évaluer par compétences.

Le logiciel Sacoche n’a rien d’officiel, nous n’avons aucune obligation à le renseigner. Dans le LSU, il sera tout à fait possible de continuer à mettre des moyennes. Nous conservons notre pleine liberté pédagogique en ce qui concerne l’évaluation des élèves et il est tout à fait possible de conserver les notes, même si plusieurs collègues du niveau choisissent de leur côté les points verts, rouges, les smiley, les soleils…

Halte aux abus ! Nous avons des droits, nous devons les faire respecter ! Les militants du SNES sont là pour vous aider et vous donner les textes de lois sur lesquels vous appuyer. Mais le plus efficace reste l’action collective dans les établissements pour refuser ce grignotage progressif de nos droits. Un chef d’établissement ne peut pas imposer son bon vouloir, même s’il prétend avoir le soutien du « service juridique du rectorat ». Face à des professeurs solidaires et informés, ses marges de manœuvre sont très faibles.

Frais de déplacement : faites valoir vos droits !

Comment bénéficier d’un remboursement des frais de déplacement pour service partagé ?

Les collègues, titulaires ou contractuels, qui effectuent à l’année un complément de service dans une autre commune que celle de leur résidence et d’exercice principal doivent être remboursés de leurs frais de déplacement.

Vous devez avoir rempli en début d’année le dossier de service partagé, afin que le rectorat détermine quels seront les trajets pris en compte et ouvrant droit à remboursement.

Le service du rectorat vous envoie ensuite un mail de validation sur la boîte académique. Il est important que vous vérifiiez qu’il n’y a pas d’erreur et que vous n’êtes pas lésés par la proposition du rectorat :

– tous les trajets en direction de votre établissement secondaire doivent être pris en compte. Ils peuvent avoir comme point de départ votre lieu de résidence personnelle ou votre établissement n°1 puisque « l’indemnisation s’effectue sur la base du trajet le plus court ». Nous vous conseillons d’insister pour que vos trajets effectifs soient pris en compte.

– si votre emploi du temps indique que vous êtes dans votre établissement n°2 entre 11h et 14h, vous avez droit à des remboursements de frais de repas au taux de 7,63 euros.

– les déplacements ponctuels (les réunions pédagogiques, parents-professeurs et conseils de classe) seront défrayés en fournissant un justificatif signé par le chef d’établissement.

 

Remboursement : tarif SNCF ou barème IK standard ?

Par défaut, le rectorat rembourse les trajets au tarif SNCF 2e classe, qui est bien moins avantageux que le tarif kilométrique.

Pour bénéficier du tarif kilométrique (« barème IK standard »), il faut en faire la demande par mail ou par courrier en démontrant que vous n’avez pas la possibilité de prendre les transports en commun pour vos déplacements que ce soit à cause de leur inexistence ou du fait de trop fortes contraintes horaires (ce qui, dans notre département rural, est assez fréquent) : vous pouvez ainsi fournir la liste des horaires de train ou de bus pour prouver vos dires.

Cette démarche peut être très intéressante financièrement.

Exemple : pour un trajet entre Lurcy-Lévis et Montluçon (58 km)

Remboursement au tarif SNCF :

1,9631 + (O,1515 x 58) = 10,7501 euros

Remboursement au barème IK Standard (avec une voiture de 5cv et moins) :

0,25 x 58 = 14,5 euros

Catégories Jusqu’à 2 000 km De 2 001 à 10 000km Au-delà de 10 000 km
5 CV et moins 0,25 0,31 0,18
6 et 7 CV 0,32 0,39 0,23
8 CV et plus 0,35 0,43 0,25

(tableau du barème kilométrique. Source : arrêté du 3 juillet 2006)

La pénible étape du logiciel DT-Chorus…

Une fois les formalités effectuées, vous devrez déclarer tous vos déplacements via le logiciel DT-Chorus, chaque mois. Ils seront ensuite validés par votre supérieur hiérarchique avant d’être envoyés au service du rectorat et mis en paiement.

Pour vous familiariser avec ce logiciel compliqué, vous pouvez utiliser le guide du rectorat (http://www.ac-clermont.fr/fileadmin/user_upload/Personnels/Circulaires/frais_de_d%C3%A9placement/Guide-DT_services_partages.pdf)

Le remboursement effectif des frais peut prendre plusieurs mois, notamment lors du premier trimestre où le rectorat demande aux collègues d’attendre patiemment jusqu’au début de l’année civile suivante pour que les fonds soient débloqués !

De nombreux collègues sont souvent découragés face à l’ampleur des démarches pour obtenir ces remboursements. En effet, elles s’ajoutent à des conditions d’exercice compliquées par le fait d’être sur 2 ou 3 établissements.

La pénibilité de ces démarches pourrait laisser croire que ce découragement est recherché par le rectorat qui peut ainsi faire quelques économies… Les remboursements de frais sont un droit, ils vous sont dus, il faut donc les réclamer malgré la lourdeur des démarches.

En cas de difficultés ou de questions, contactez le SNES-FSU qui pourra suivre votre dossier et intervenir auprès des services rectoraux pour défendre vos droits !

Le SNES revendique :

– l’avance des frais de déplacements à la demande de l’agent et la réduction des délais de remboursement

– davantage de confiance accordée aux déclarations des collègues dans leurs échanges avec le rectorat et que ce dernier ait une gestion plus humaine des personnels

– l’octroi automatique de l’heure de commune non-limitrophe pour service sur deux établissements et de deux heures pour service sur trois établissements.

– la prise en compte des années en service partagé dans le calcul du barème pour les mutations.

– la limitation des postes en service partagé, facteur de pénibilité du métier et de déstabilisation des équipes pédagogiques.

Aux collègues des collèges du bassin de Montluçon.

Alors qu’il se confirme que la très grande majorité des personnels n’est pas d’accord avec la « réforme » qu’on lui fait appliquer, menaçante pour l’égalité devant le service public et les statuts,

Pour faire le point sur le début d’application de la « réforme du collège » en relation avec les autres « réformes ».

Pour se parler, échanger informations et expériences,

Pour organiser la résistance professionnelle et la suite dans les semaines à venir : quelles initiatives locales pouvons-nous prendre et quelles initiatives nationales pouvons-nous proposer ?

Le SNES-FSU Allier invite les collègues de collèges de Montluçon à une rencontre le

jeudi 24 novembre à 17h 30 au collège Jean Zay.

(cette réunion est ouverte aux collègues non-syndiqués ou membres d’autres syndicats).

En version PDF pour affichage : affichette-snes-fsu-montlucon

Plusieurs collègues ont reçu une lettre de M.  le Directeur des Ressources Humaines du Rectorat de Clermont-Ferrand, leur expliquant que la participation aux jurys d’examen fait partie de leurs obligations professionnelles, ainsi qu’il est écrit dans le Code de l’éducation, et qu’il est très vilain vilain de leur part de ne pas y avoir pris part début juillet.

M. le DRG affecte d’ignorer, dans ce courrier, que ces collègues exerçaient leur droit de grève, droit constitutionnel qui n’est nullement atténué par le code de l’éducation auquel il se réfère indument, et que plusieurs syndicats, dont le SNES-FSU 03, avaient déposé des préavis de grève pour début juillet, dans le cadre d’une action publique ayant donné lieu à une conférence de presse.

Ce courrier n’a donc pas lieu d’être et ne constitue rien d’autre qu’un acte politique caractérisé visant, aux frais du service public, à tenter d’intimider des personnels ayant légalement fait grève. ll n’appartient pas aux attributions d’un DRH de l’Education Nationale de s’adonner à de telles pratiques.

Plusieurs syndicats ont écrit à Mme le Recteur et un courrier intersyndical est en préparation. Le SNES-FSU 03 tient à faire savoir publiquement qu’il attend une mise au point ferme de la part des autorité académiques afin que cessent immédiatement de tels agissements, et que les personnels insultés par ce courrier tendant à les accuser d’avoir refusé d’assumer leur service réglementaire alors qu’ils se sont donné la peine de faire grève, sacrifiant des journées de salaire pour les valeurs de leur profession, du service public et l’avenir de nos élèves, reçoivent les excuses qu’ils sont en droit d’exiger.

Depuis la rédaction de cet article le courrier intersyndical, SNES-FSU, SNEP-FSU, FO, CGT, a été envoyé, le voici :

15069125_1698118670502325_6818572939443227169_o

 

 

Réunion reportée. Grève pour l’abrogation de la réforme du collège ce jeudi.

Nous avions annoncé une réunion en principe salle Sallicis à Montluçon ce mercredi 7 septembre.

La demande de salle avait été faite il y a plus d’une semaine. La réponse devait arriver le lendemain, puis le lendemain. Lundi, nous apprenions, en appelant, qu’il aurait fallu s’y prendre « 10 jours à l’avance » et que de toute façon la salle serait prise le mercredi.

Choisissons de n’y voir aucune mauvaise volonté … du moment que ceci ne se répète pas. La grève du 8 septembre doit servir à fédérer les informations et organiser résistance … et contre-offensive. Le SNES-FSU envisage d’organiser des réunions ouvertes sur la rentrée dans les collèges et cette contre-réforme dans tout le département. Ce n’est donc que partie remise, et pas pour longtemps, à Montluçon.

 

Rentrée 2016 : ne pas accepter

En cette rentrée 2016 les collègues de collège subissent la mise en œuvre de la réforme. Dans la plupart des établissements, ses conséquences peuvent paraître invisibles : les suppressions d’options se sont décidées en juin et même avant, les EPI et les AP n’apparaissent pas dans les emplois du temps et sont « cachés » dans les matières auxquelles ils vont prendre des heures… Pour autant, on nous signale déjà de nombreux problèmes et dysfonctionnements : collègues à qui l’ont demande d’enseigner une autre matière que la leur au prétexte de l’AP, TZR à qui doivent assurer des EPI au pied levé, emplois du temps inapplicables, non-respect des contraintes horaires imposées par la réforme…

Nous lançons un appel pour que les collègues nous fassent remonter leurs témoignages afin de dresser un bilan de cette rentrée. Vous pouvez le faire en utilisant le formulaire de contact de ce site ou la page Facebook du SNES Allier. Si besoin, les militants du SNES sont là pour vous aider. Ils peuvent se rendre disponibles pour organiser des heures d’information syndicale dans votre établissement. Collectivement, nous pouvons résister à l’application de cette réforme. Le SNES Allier appelle à la grève dès le jeudi 8 septembre pour demander l’abrogation de la réforme du collègue et le retour des cours et des options qui ont été supprimés.

Rendez aux enseignants et aux élèves ce qui leur a été pris !

Dans les faits, la réforme ne s’appliquera pas !

 

En grève le 8 septembre !