Absurde et dangereux

Florence Robine, directrice générale de l’enseignement scolaire sous le précédent gouvernement, avait prévenu : s’il est « difficile de contrôler systématiquement l’acquisition des connaissances (…) nous pouvons faire en sorte que des sujets liés à la défense soient régulièrement posés aux examens ». Nous voilà servis avec le sujet du brevet 2017 qui, à défaut de donner une image réaliste des acquis des élèves à la fin du collège, servira à vérifier que ces derniers ont bien intégré le catéchisme militariste que les enseignants ont été chargés de leur transmettre dans le cadre du protocole « école-armée » et de l’enseignement moral et civique.

Le document choisi est un texte de l’IFRAP, officine ultralibérale représentée dans les médias par Agnès Verdier-Molinié, financé en grande partie par l’argent public (il s’agit d’une association loi 1901) et qui promeut toujours moins d’intervention de l’État, toujours plus d’économies dans les services publics. Ce texte est prétexte à montrer que les militaires viennent en renfort lors de catastrophes naturelles sur le sol français. Comment en est-on arrivés à une telle source sur un tel sujet ? Y a-t-il un message subliminal ? N’importe quel article de la presse locale aurait pu servir au vu des questions qui sont posées sur ce document.

La dernière question, dite « question impliquante » (sic) est censée montrer la capacité de réflexion et d’argumentation de l’élève sur un sujet d’EMC. Ce dernier est amené à s’imaginer représenter la France au sommet de l’Union Européenne et rédiger une note sur une opération de l’armée française.

(Cette méthode du « scénario » dont les élèves ont soupé toute l’année, est censée les motiver à produire des textes ou des travaux. Sauf que ces derniers ne sont pas bien dupes longtemps et comprennent vite le stratagème en occultant la petite histoire amusante derrière laquelle on tente de cacher le… oserons nous le dire… TRAVAIL qui leur est demandé. Quant aux élèves en difficultés, ils s’égarent dans cette consigne à rallonge et comprennent encore moins ce que l’on attend d’eux.)

Mais revenons-en au plus grave, la consigne demande à l’élève qui passe son brevet de « monter en quelques lignes que l’armée française est au service des valeurs de la République et de l’Union européenne ». On ne lui demande pas son avis hein, des fois que (horreur !) il puisse en avoir un. Il est sommé d’argumenter une affirmation, pour le moins contestable par de multiples exemples (quelles valeurs l’armée française a-t-elle défendues en Lybie ? Au Rwanda ? En Centrafrique ? ) et même par principe : penser que l’armée sert à défendre des valeurs c’est avoir la même vision que les néoconservateurs américains qui ont prétendu pouvoir imposer la démocratie au Moyen-Orient en bombardant les populations. Une armée défend, dans le meilleur des cas, les intérêts d’un pays, et plus souvent des intérêts financiers, industriels et pétrôliers (à moins que Total ne soit une valeur de la République ? ).

Ce sujet est absurde et dangereux. Les élèves n’auront bien souvent pas compris le sujet et on ne peut le leur reprocher. Ils sont les victimes inconscientes de débats qui les dépassent pour l’instant. Les enseignants d’HGEMC doivent se poser la question du sens qu’il y a à mettre une note sur de telles questions. Un appel national des syndicats serait bienvenu. Il y a mieux à faire en éducation civique au collège quand on voit aujourd’hui combien les institutions sont mal connues par les citoyens et les conséquences politiques que cela engendre.

Compte-rendu du CTSD du 27 juin

Le Comité Technique Spécial Départemental (CTSD) est l’instance obligatoirement consultée sur les structures (classes, divisions) des écoles et collèges du département, présidée par la Dasen.

Sa réunion de ce jeudi 27 juin comportait à l’ordre du jour les changements de rythmes scolaires et des ajustements en écoles et collèges, ainsi que plusieurs questions diverses soulevées par la FSU et ses syndicats (SNUIPP, SNES, SNASUB) représentés par Valérie Bardet, Vincent Présumey, Thierry Chaudier et Juliette Grand.

1er degré

Concernant les rythmes scolaires, dans l’attente du nouveau décret Blanquer, les demandes de passage à 4 jours reçus par l’Inspection d’académie à la date du CTSD étaient ceux des communes d’Arpheuilles-Saint-Priest, Billezois Chevagnes, Gannay-sur-Loire, Montoldre, Neuvy, Paray-le-Frésil, Périgny, Rongères, Trevol (école René Fallet-Henri Matisse), Villefranche d’Allier, Villeneuve-sur-Allier.

Comme on peut le constater, cette liste est beaucoup plus longue que celle donnée par le journal La Montagne le samedi précédent, tout en ne comportant aucune des 4 communes annoncées par La Montagne : Cusset, Commentry, Teillet-Argenty, qui demande en fait un passage à 4,5 jour, et Doyet. Autrement dit, on est encore dans un grand flou, déclenché par les annonces ministérielles et le fait qu’à terme les aides aux communes prendront fin.

Dans sa déclaration préalable, le SNUIPP-FSU 03 a rappelé que pour nous, le décret Blanquer ne constitue pas un tournant, mais une dernière étape : sous Sarkozy, réduction d’heures de cours, sous Hollande, on met sur le dos des communes l’accueil des enfants hors temps scolaire, sous Macron, on autorise celles-ci à faire ce qu’elles veulent, y compris … rien.

Au contraire, une politique répondant aux vrais besoins doit reposer sur une augmentation du nombre de postes, permettant de rétablir l’horaire des élèves sans augmenter celui des personnels, avec plus de maîtres que de classes et des moyens pour les remplacements et les réseaux d’aides.

C’est ce que nous avons eu l’occasion de rappeler à propos des mesures d’ajustements prises par la Dasen et déjà annoncées par elle aux syndicats le 20 juin, lesquelles consistent pour l’essentiel à transformer des « plus de maîtres que de classes » en « CP à 12 en REP+ » sur les mêmes écoles, et à supprimer des postes non pourvus pour les réseaux d’aide.

Nous sommes intervenus pour redemander une ouverture à l’école maternelle Louise Michel de Montluçon. Tout en ayant pris des dispositions pour affecter un personnel, la Dasen dit vouloir attendre la rentrée en raison des remontées surprenantes d’effectifs qu’elle a reçues, lesquelles ne correspondent pas au chiffres donnés sur place par les parents, que nous avons informés de ce décallage.

Nous avons demandé la garantie du retour à la situation antérieure à Pâques sur les écoles de La Ferté Hauterive et St-Gérand de Vaux. De fait, on retrouverait à la rentrée le même nombre de classes, mais avec une organisation différente sur laquelle nous prendrons contact avec les personnels concernées.

Nous avons demandé ce qu’il en est du projet de transfert du Pôle sourd de l’école Marcel Pagnol de Domérat à l’école Paul Lafargue de Montluçon. Manifestement, et contrairement aux assurances données par la Dasen et les IEN, la mairie et le collège de Domérat découvrent ce projet, qui est une quasi décision prise sous « la pression forte » de certains parents, alors qu’il a de l’impact tant sur le point de « départ » que sur le point d’ « arrivée ».

Considérant que la vraie question est celle de l’augmentation du nombre de postes et que tous ces ajustements se font en prenant ici pour abonder là, la FSU a refusé de prendre part au vote sur les ajustements 1° degré (SGEN, UNSA et SNALC se sont abstenus, FO a voté contre).

 2nd degré

En collège les ajustements comportant 4 ouvertures de divisions de 6° à Charles Péguy à Moulins, Jules Verne à Montluçon, Jules Ferry à Vichy, François Villon à Yzeure, 2 fermetures de 6° à Gannat et à Jean-Jacques Soulier (celle-ci en relation avec l’ouverture à Jules Verne car des élèves ont changé d’inscription pour faire de l’espagnol), et une fermeture en 3° au Donjon.

Nous sommes intervenus pour déplorer les effectifs lourds notamment en 6° comme à Gannat (29 par classe en moyenne …). Selon la Dasen, des dispositions internes au collège restent possible. Selon les services la 3° en moins au Donjon n’impacte pas les postes, mais pour nous la vigilance s’impose l’an prochain.

A notre demande concernant d’éventuelles remontées sur des modifications concernant la mise en œuvre, ou pas, de la « réforme du collège » suite aux annonces ministérielle, la Dasen indique n’avoir eu aucune remontée.

Juliette Grand pour le SNES-FSU est intervenue sur les dotations des Vies scolaires, les postes d’AED et les CUI (Contrats Uniques d’Insertion) réorientés vers l’accompagnement d’élèves en situation de handicap. Sur 242 équivalents temps plein AED en collèges, il y a 26 CUI.

Les affectations d’AED, souligne la Dasen, relèvent d’une règle académique et donc du CTA (Comité Technique Académique). Nous comptons bien intervenir au CTA du 6 juillet sur ces questions, ainsi que sur les affectations de psychologues scolaires qui eux aussi relèvent de ce niveau, et l’indiquons à la Dasen qui, au passage, nous dit avoir été informée de la tenue de ce CTA le 6 juillet par notre courrier demandant pour cette raison un report du CDEN toujours prévu à Moulins le même jour …

Restaient deux importantes questions diverses déposées par la FSU.

La première porte sur les AESH en récapitulant les nombreux problèmes de gestion de ces personnels précaires aux missions essentielles : envoi des feuilles de paie dans les délais, frais de déplacement qui sont en train de se débloquer mais dont nous déplorons qu’il ait été indiqué, les années précédentes, aux AESH de l’Allier qu’ils n’y avaient pas droit alors qu’ils y droit ( ! ), nécessité d’une subrogation (avance des indemnités MGEN en cas d’arrêt maladie par l’Education nationale) pour éviter des problèmes, et information correcte, surtout à la rentrée, concernant les affectations (dans quelle école, avec quel enfant, atteint de quel handicap, le tout dans des délais corrects …).

Sur l’ensemble de ces questions, M. Benhara, secrétaire général, a pour l’essentiel rappelé la réglementation existante. Nous les reprendrons dans leur ensemble, ainsi que celles que nous aurons soumis les AESH dans la réunion d’information syndicale de demain matin, lors du rendez-vous avec la responsable ASH, Mme Tinayre, jeudi 29 à 11 h.

La seconde question diverse porte sur les horaires des secrétaires des antennes de l’Inspection d’académie à Montluçon et Vichy, et nous la posions en accord avec la CGT (non représentée au CTSD). L’annualisation du temps de travail, même si celui-ci est organisé sous la forme d’horaires hebdomadaires pour les administratifs de la DSDEN dans l’Allier, peut conduire à des « mauvaises surprises » selon la répartition des jours de congés pris par les agents comme RTT. Un logiciel récemment installé (applicatio OTT sur CELIA) semble avoir posé quelques problèmes, qui seraient résolus. Demeure la question des 6 heures de trop que l’on obtient en calculant le temps de travail annuel des agents des deux antennes. Plus généralement, cette question diverse a été l’occasion, pour la première fois dans cette instance, d’aborder l’organisation et le temps de travail des admistratifs qui relève bien du CTSD. Nous avons bien évidemment l’intention de recommencer.

Valérie Bardet, Vincent Présumey, Juliette Grand, Thierry Chaudier.

Questions diverses de la FSU au CTSD du 27 juin

Le Comité Technique Spécial Départemental de l’Allier se tiendra le mardi 27 juin.

Ordre du jour : préparation de la rentrée dans le 1er et le 2nd degré.

Moulins, le 22 juin 2017.
Mme la Directrice académique,

la FSU et les syndicats qui la composent (en l’occurrence SNUIPP-FSU, SNES-FSU, SNASUB-FSU) souhaiteraient, lors du CTSD du 27 juin, aborder les questions diverses suivantes :

– les changements consécutifs au nouveau décret sur les rythmes scolaires (signalons l’annonce par la municipalité de Cusset du retour aux 4 jours) et leurs incidences sur l’organisation des écoles.
– la demande d’ouverture d’une classe à l’école Louise Michel de Montluçon,
– le problème des moyens de remplacements dans le premier degré au vu de la situation des écoles de La Ferté Hauterive et St-Gérand de Vaux.
-y-a-t-il eu des remontées des collèges modifiant pour la rentrée prochaine les horaires d’enseignements et d’EPI à la suite des annonces ministérielles ?
– le point sur la situation des AESH concernant : la transmission des bulletins de paye, les frais de déplacements, les remboursements d’indemnités journalières MGEN en cas d’arrêts maladie, la prise en compte des congés parentaux dans les 6 années nécessaires pour l’accès au CDI, la date de transmission des affectations de rentrée.
– une question concernant les horaires annualisés des personnels administratifs des antennes de Montluçon et Vichy de l’Inspection d’académie, dont certains feraient 41 heures par semaines tout en rattrapant de facto les jours fériés tombant en période normalement travaillée.

Veuillez agréer l’expression de notre attachement au bon fonctionnement du service public de l’Education nationale.

Pour la FSU,
Vincent Présumey, secrétaire départemental.

Questionnaire AED : exprimez-vous !

Le SNES 03 a décidé de lancer une campagne afin d’avoir une meilleure connaissance de la catégorie.
Le SNES est conscient des difficultés des AED au sein des établissements :
– Volume horaire incompatible avec la poursuite d’une formation
– Salaire inadapté
– Pas de formation
– Relation parfois difficile avec les directions
– Problèmes de versement de salaire et de réception des fiches de paie
C’est pourquoi nous avons décidé de créer ce questionnaire afin de mieux cerner la situation des AED, ainsi que vos attentes.
Merci de compléter ce questionnaire ou de le faire compléter par les AED de votre établissement si vous êtes enseignant. Les réponses nous permettront de préparer correctement la mise en place d’une réunion dès la rentrée.

En attendant rejoignez et faites vivre :
– la page facebook : Aed/aesh SNES Allier
– le compte facebook : SNES Allier Aed Aesh
– la boîte mail : SNES03.aed.aesh@laposte.net

MODE D’EMPLOI
Ce questionnaire peut-être anonyme
Pour nous transmettre vos réponses :
 – Par courrier : SNES Secteur AED, 42 rue du Progrès, 03 000 Moulins
– Par mail (en scannant le questionnaire)
SNES03.aed.aesh@laposte.net

QUESTIONNAIRE à télécharger

Collèges : attention !

Le 8 mars dernier le SNES-FSU de l’Allier a rencontré La Montagne. L’article est paru aujourd’hui, 21 mars (voir ci-dessous).

Lors de cette rencontre le SNES a tiré la sonnette d’alarme : la fatigue des collègues en collège, dès décembre, était digne de fin juin, et cela ne s’est pas arrangé depuis.

En cause : la « réforme du collège », la réunionite, parfois l’absence d’encadrement des élèves hors salles de classes (plusieurs collèges ne sont pas pourvus en CPE …), le travail bureaucratico-informatique croissant.

Nous avertissons : l’abrogation de la réforme du collège et la restitution des heures disciplinaires supprimées demeure incontournable, et certaines situations dans ce département deviennent alarmantes.

Nous ferons en sorte que ceci ne passe pas sous la table pendant et après les présidentielles !

Sans titre

Collègues, vous avez des droits !

Est-ce une conséquence de la réforme du collège ? Les chefs d’établissement se sentent-ils pousser des ailes depuis qu’on leur a promis plus d’autonomie locale ? Les abus de pouvoir se multiplient et nous constatons que bien souvent les collègues méconnaissent leurs droits et se laissent faire. Petite mise au point à partir d’un florilège de cas avérés dans le département…

– Dès qu’un voyage ou une sortie scolaire est organisé, un chef d’établissement impose aux collègues présents de nouveaux emplois du temps dans lesquels ils doivent prendre des classes qu’ils n’ont pas sur les créneaux qui leur sont libérés. Motif (fallacieux) invoqué : « Vous me devez 18h ! ». Cela est faux et dangereux. Nous ne devons faire cours qu’aux classes qui nous sont attribuées dans le VS. Si nous prenons une autre classe, il faut que l’heure soit payée et officialisée par un ordre de mission. Imaginez qu’il y ait un problème avec un élève ou un accident, vous ne seriez pas couvert.

– Alors que les incivilités et les violences entre élèves se multiplient, un chef d’établissement laisse traîner l’affaire et ne prononce pas de sanction. Pourtant, il est obligé d’apporter une réponse lorsqu’un rapport d’incident est rédigé. Dans la salle des professeurs, un registre des dangers graves et imminents doit être à notre disposition et il peut être rempli en cas d’attitude menaçante et agressive d’un élève. Le chef d’établissement a obligation d’apporter une réponse si ce registre est renseigné.

– Un chef d’établissement multiplie les réunions au prétexte de la réforme du collège : réunions de coordination AP, EPI, conseils de cycles, conseil école-collège, conseil pédagogique, conseils de mi-trimestre…. Les seules réunions obligatoires sont :

  • les réunions d’équipes pédagogiques, c’est à dire « les enseignants ayant en charge les mêmes classes ou groupes d’élèves ou exerçant dans le même champ disciplinaire » (article L912-1 du code de l’éducation) : les conseils de classe et les conseils d’enseignement.
  • les réunions parents-professeurs.

– Au prétexte de la mise en œuvre du LSU, un chef d’établissement impose la suppression des notes et l’utilisation du logiciel Sacoche afin d’évaluer par compétences.

Le logiciel Sacoche n’a rien d’officiel, nous n’avons aucune obligation à le renseigner. Dans le LSU, il sera tout à fait possible de continuer à mettre des moyennes. Nous conservons notre pleine liberté pédagogique en ce qui concerne l’évaluation des élèves et il est tout à fait possible de conserver les notes, même si plusieurs collègues du niveau choisissent de leur côté les points verts, rouges, les smiley, les soleils…

Halte aux abus ! Nous avons des droits, nous devons les faire respecter ! Les militants du SNES sont là pour vous aider et vous donner les textes de lois sur lesquels vous appuyer. Mais le plus efficace reste l’action collective dans les établissements pour refuser ce grignotage progressif de nos droits. Un chef d’établissement ne peut pas imposer son bon vouloir, même s’il prétend avoir le soutien du « service juridique du rectorat ». Face à des professeurs solidaires et informés, ses marges de manœuvre sont très faibles.

Frais de déplacement : faites valoir vos droits !

Comment bénéficier d’un remboursement des frais de déplacement pour service partagé ?

Les collègues, titulaires ou contractuels, qui effectuent à l’année un complément de service dans une autre commune que celle de leur résidence et d’exercice principal doivent être remboursés de leurs frais de déplacement.

Vous devez avoir rempli en début d’année le dossier de service partagé, afin que le rectorat détermine quels seront les trajets pris en compte et ouvrant droit à remboursement.

Le service du rectorat vous envoie ensuite un mail de validation sur la boîte académique. Il est important que vous vérifiiez qu’il n’y a pas d’erreur et que vous n’êtes pas lésés par la proposition du rectorat :

– tous les trajets en direction de votre établissement secondaire doivent être pris en compte. Ils peuvent avoir comme point de départ votre lieu de résidence personnelle ou votre établissement n°1 puisque « l’indemnisation s’effectue sur la base du trajet le plus court ». Nous vous conseillons d’insister pour que vos trajets effectifs soient pris en compte.

– si votre emploi du temps indique que vous êtes dans votre établissement n°2 entre 11h et 14h, vous avez droit à des remboursements de frais de repas au taux de 7,63 euros.

– les déplacements ponctuels (les réunions pédagogiques, parents-professeurs et conseils de classe) seront défrayés en fournissant un justificatif signé par le chef d’établissement.

 

Remboursement : tarif SNCF ou barème IK standard ?

Par défaut, le rectorat rembourse les trajets au tarif SNCF 2e classe, qui est bien moins avantageux que le tarif kilométrique.

Pour bénéficier du tarif kilométrique (« barème IK standard »), il faut en faire la demande par mail ou par courrier en démontrant que vous n’avez pas la possibilité de prendre les transports en commun pour vos déplacements que ce soit à cause de leur inexistence ou du fait de trop fortes contraintes horaires (ce qui, dans notre département rural, est assez fréquent) : vous pouvez ainsi fournir la liste des horaires de train ou de bus pour prouver vos dires.

Cette démarche peut être très intéressante financièrement.

Exemple : pour un trajet entre Lurcy-Lévis et Montluçon (58 km)

Remboursement au tarif SNCF :

1,9631 + (O,1515 x 58) = 10,7501 euros

Remboursement au barème IK Standard (avec une voiture de 5cv et moins) :

0,25 x 58 = 14,5 euros

Catégories Jusqu’à 2 000 km De 2 001 à 10 000km Au-delà de 10 000 km
5 CV et moins 0,25 0,31 0,18
6 et 7 CV 0,32 0,39 0,23
8 CV et plus 0,35 0,43 0,25

(tableau du barème kilométrique. Source : arrêté du 3 juillet 2006)

La pénible étape du logiciel DT-Chorus…

Une fois les formalités effectuées, vous devrez déclarer tous vos déplacements via le logiciel DT-Chorus, chaque mois. Ils seront ensuite validés par votre supérieur hiérarchique avant d’être envoyés au service du rectorat et mis en paiement.

Pour vous familiariser avec ce logiciel compliqué, vous pouvez utiliser le guide du rectorat (http://www.ac-clermont.fr/fileadmin/user_upload/Personnels/Circulaires/frais_de_d%C3%A9placement/Guide-DT_services_partages.pdf)

Le remboursement effectif des frais peut prendre plusieurs mois, notamment lors du premier trimestre où le rectorat demande aux collègues d’attendre patiemment jusqu’au début de l’année civile suivante pour que les fonds soient débloqués !

De nombreux collègues sont souvent découragés face à l’ampleur des démarches pour obtenir ces remboursements. En effet, elles s’ajoutent à des conditions d’exercice compliquées par le fait d’être sur 2 ou 3 établissements.

La pénibilité de ces démarches pourrait laisser croire que ce découragement est recherché par le rectorat qui peut ainsi faire quelques économies… Les remboursements de frais sont un droit, ils vous sont dus, il faut donc les réclamer malgré la lourdeur des démarches.

En cas de difficultés ou de questions, contactez le SNES-FSU qui pourra suivre votre dossier et intervenir auprès des services rectoraux pour défendre vos droits !

Le SNES revendique :

– l’avance des frais de déplacements à la demande de l’agent et la réduction des délais de remboursement

– davantage de confiance accordée aux déclarations des collègues dans leurs échanges avec le rectorat et que ce dernier ait une gestion plus humaine des personnels

– l’octroi automatique de l’heure de commune non-limitrophe pour service sur deux établissements et de deux heures pour service sur trois établissements.

– la prise en compte des années en service partagé dans le calcul du barème pour les mutations.

– la limitation des postes en service partagé, facteur de pénibilité du métier et de déstabilisation des équipes pédagogiques.