Mois: février 2016

Mercredi 2 mars 17h à Broût-Vernet.

 MERCREDI 2 MARS à 17 H.

à la SALLE MUNICIPALE DE BROÛT-VERNET,

REUNION DEPARTEMENTALE DE DEFENSE DE L’ECOLE PUBLIQUE,

appelée par la mairie et la population de la commune, la FSU et ses syndicats, la FCPE-Allier et les syndicats opposés aux fermetures de classes.

La FSU et le SNES-FSU invitent les collègues défendant les moyens du second degré et s’opposant à la « réforme » du collège à venir ou à se faire représenter à cette réunion qui aura à discuter d’actions au niveau départemental.

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Trop, c’est trop : nos rendez-vous … et leur convergence prochaine !

Dés la reprise scolaire de lundi prochain, la FSU et ses syndicats participent à plusieurs rendez-vous dans l’Allier. Déjà, pendant les vacances, nos collègues femmes de ménage du SNUACTE-FSU ont distribué un tract et sont intervenues le lundi 15 février, à la réunion des personnels de collèges organisée par le Conseil Départemental, qui veut augmenter le temps de travail, tract dénonçant les effets de l’annualisation du temps de travail des agents et les invitant à participer aux assemblées du personnel départemental qui auront lieu à partir du 1° mars : tract SNUACTE-FSU

lundi 29 février à 17h 30 devant la Cité administrative de Montluçon, rendez-vous pour distribuer aux élus de la communauté d’agglomération la lettre ouverte CGT-CFTC-FSU-Solidaires-UNSA appelant au maintien de la gratuité des locaux syndicaux que la mairie de Montluçon veut supprimer.

mardi 1° mars à 17h devant la cité scolaire de Presles à Cusset, rassemblement des professeurs, des parents et des élèves pour exiger les moyens du service public d’enseignement.

-et MERCREDI 2 MARS à 17 H. à la SALLE MUNICIPALE DE BROÛT-VERNET, REUNION DEPARTEMENTALE DE DEFENSE DE L’ECOLE PUBLIQUE, appelée par la mairie et la population de la commune, la FSU et ses syndicats, la FCPE-Allier et les syndicats opposés aux fermetures de classes. La FSU invite les collègues défendant les moyens du second degré et s’opposant à la « réforme » du collège à venir ou à se faire représenter à cette réunion qui aura à discuter d’actions au niveau départemental.

Mais le contexte vient très brutalement d’évoluer. Contre la loi « El Khomri » (Valls-Gattaz, si l’on préfère), disons-le : le mouvement est engagé qui conduit à l’affrontement social, maintenant, printemps 2016.

Possibilité de travailler 60 heures, 10 heures par jour pour des apprentis … On n’en finirait plus de détailler le contenu extraordinairement violent de ce projet de loi. Résumons : le droit social issu de 1936, 1945, 1968, est détruit. Le coeur du projet c’est l’ « inversion de la hiérarchie des normes », bien entendu au nom de « l’emploi » et du « dialogue social », qui place la loi de l’entreprise au dessus de la convention collective et de la loi républicaine.

Fonctionnaires et éducateurs, à la FSU nous sommes concernés : parce que ce serait une catastrophe pour les salariés du privé, et donc pour ceux du public eux aussi confrontés à la  pression à la baisse des salaires et à la hausse du temps de travail, une catastrophe pour les chômeurs, dont l’embauche serait rendue plus difficile par la flexibilité accrue du travail, et pour la jeunesse, dont l’avenir serait voué à la précarité, et parce que nous avons parmi nous des travailleurs de droit privé, comme par exemple les AESH.

Une intense discussion se mène ces jours parmi les militants syndicaux, suite au communiqué de la réunion intersyndicale nationale du 23 février qui, pour pouvoir avoir la signature de la CFDT, ne va pas jusqu’à demander le retrait de la loi « El Khomri » et n’appelle à rien pour l’instant (depuis, il est question du 31 mars). Pourtant, ce sont en réalité les directions des organisations qui soutiennent le « dialogue social dans l’entreprise » comme elles soutiennent la « réforme » du collège ou les « conventions » territorialisant l’école publique, qui sont à présent en difficulté devant la protestation massive de tous, y compris donc dans leurs rangs. L’unité est en train de se faire et c’est pour le RETRAIT de la loi « El Khomri » qu’elle se fera.

D’ores et déjà, un mouvement s’étend pour ne pas laisser passer la journée du mercredi 9 mars où la loi anti-droit du travail sera présentée en conseil des ministres. Car il ne faut plus, comme ce fut le cas en 2010, laisser passer les journées où les choses se décident et laisser en paix les institutions qui décident : gouvernement, parlement. D’ores et déjà des appels à la grève se font entendre et les organisations de jeunesses les plus diverses, le syndicat étudiant UNEF en tête, appellent la jeunesse à manifester dés le 9 mars.

Il n’appartient pas à la FSU, en tant que fédération de la fonction publique, de fixer les heures des nécessaires manifestations du 9 mars dans l’Allier, à Montluçon comme à Moulins et Vichy et pourquoi pas à Saint-Pourçain ou Broût, si les gens le décident.

Mais, d’une façon ou d’une autre, nous en serons. Parce que trop c’est trop. Ceux qui font le jeu du pire patronat et de l’extrême-droite nous ont assez dit de rester sages pour ne pas avoir pire qu’eux. Maintenant, il faut les arrêter. Alors, déjà, retrouvons-nous toutes et tous le 9 mars !

Bonne et excellente rentrée, amis, collègues et syndiqués !

 

 

 

Lycée Albert Londres (Presles) : pour les moyens du service public d’enseignement !

Ecoles, collèges, lycées : c’est bien à tous les niveaux que s’amorce la mobilisation pour la défense de l’école publique et des conditions d’enseignement, pour laquelle la FSU et ses syndicats appellent les personnels à participer ou à envoyer des représentants à la réunion départementale qui se tiendra le mercredi 2 mars à 17h à Broût-Vernet.

http://www.lamontagne.fr/auvergne/actualite/departement/allier/vichy/2016/02/13/inquietudes-aux-lycees-albert-londres-sur-les-reformes-a-la-rentree-2016_11781670.html

Voici la lettre des collègues du lycée de Presles aux parents, appelant à un rassemblement commun le mardi 1° mars :

 

A l’attention des parents d’élèves du lycée général et technologique.

Madame, Monsieur,

Les services du Rectorat nous ont communiqué dans le courant du mois de janvier la dotation horaire globale pour l’année 2016-2017. Il s’agit du nombre d’heures d’enseignement dont nous allons disposer pour fonctionner toutes divisions et toutes sections confondues.
En septembre 2016, le lycée va accueillir une centaine d’élèves en plus, ce qui implique l’ouverture de deux divisions, une en première et une en terminale. Les classes continueront à être très chargées (35, voire 36 élèves dans toutes les divisions.)
Il ne nous a cependant été accordé que 22 heures de plus que l’an dernier. A titre d’information, une classe « consomme » entre 24 et 45 heures de cours, suivant le choix des options et des enseignements de spécialité.
Nous perdons donc, proportionnellement au nombre de divisions, un nombre non négligeable d’heures de cours.

Pour gérer cette pénurie, le projet de répartition des heures d’enseignement prévoit :

– la suppression d’une demi-heure de LV2 en seconde
– la suppression de tous les dédoublements de LV1 en Première et Terminale, ES, S, STMG et STI 2D
– la réduction horaire des TP de SVT et de sciences-physiques de Première S (de 2h à 1h30)
– la suppression de tous les dédoublements de mathématiques en Première et Terminale ES
– la suppression d’une heure de mathématiques en Terminale STMG
– la suppression d’une demi-heure de mathématiques en Première STMG
– La suppression d’une demi-heure de dédoublement en mathématiques en Première STI2D

Le choix de l’administration a été de supprimer une grande partie des dédoublements qui permettaient de proposer des cours en effectif réduit (demi-classe), heures que nous considérons d’un grand intérêt pédagogique. Dès lors, il va être très difficile pour nous d’assurer nos missions : comment faire progresser nos élèves en expression orale dans une langue étrangère avec un effectif de 35? Comment leur permettre de réaliser la partie informatique du programme de mathématiques, sachant que les salles équipées ne peuvent accueillir qu’une demi-classe ?

A cela s’ajoute la perte d’options pour la rentrée. Ainsi, l’espagnol LV3 ne sera plus enseigné au lycée pour les élèves de seconde.

D’autre part, l’Administration a fait le choix de mettre un terme aux classes européennes telles qu’elles ont été conçues jusqu’à présent en seconde dans notre cité scolaire. La section européenne demeure, mais les élèves qui la suivent seront repartis dans plusieurs divisions. Cette réorganisation s’accompagne de la perte d’une heure de langue qui était jusqu’ici accordée aux élèves qui suivaient l’enseignement « euro ». Jusqu’à présent, les professeurs intervenant dans les classes européennes mettaient en œuvre des projets : voyages et échanges, organisation de la certification (diplôme validant un niveau de compétence en langue étrangère). La nouvelle organisation des sections européennes risque de rendre très complexe la poursuite de ces projets.

L’équipe enseignante du lycée, très préoccupée par cette situation, ne peut se résoudre à accepter cette réduction drastique d’heures, qui s’accompagnerait automatiquement d’une baisse de la qualité de l’enseignement. Nous projetons de demander audience au Rectorat et nous comptons sur votre soutien.

Pour ce faire, nous vous invitons à nous rejoindre massivement le mardi 1er mars, jour du Conseil d’Administration, pour un rassemblement devant le lycée, afin de réclamer tous ensemble les moyens horaires nécessaires.

En version tract : tract parents

Etat d’urgence et République.

Voici le texte qui a été ce jour adressé aux trois députés de l’Allier Guy Chambefort, Gérard Charasse et Bernard Lesterlin :

Le comité de l’Allier pour la levée de l’état d’urgence avec des citoyens et les organisations suivantes : CGT, Ensemble! (Front de Gauche), FSU, Ligue des Droits de l’Homme-Moulins, PCF, Union syndicale Solidaires, s’adresse avec gravité aux députés de notre département en ce mercredi 10 février, où doit intervenir le vote de l’Assemblée nationale sur la révision constitutionnelle : si vous êtes attaché aux libertés publiques et individuelles ainsi qu’au droit du sol, ne votez pas cette réforme constitutionnelle !

Assignations à résidence, perquisitions illimitées, flou total sur l’étendue légale, le contenu et la durée de l’état d’urgence lorsqu’il est instauré, éviction du juge judiciaire, caractérisent l’état d’urgence et sa constitutionnalisation. Pire, la déchéance de nationalité est une vieille revendication de l’extrême droite et de la famille Le Pen ! Le tout n’a pas d’efficacité contre le terrorisme, qu’il faut en effet combattre. Ce sont bien les libertés, publiques et individuelles, qui sont seules menacées.

En tant que mandataire du peuple, vous vous honoreriez à repousser un dispositif liberticide et inefficace contre le terrorisme.Votre responsabiité est totale et engagée.

La FSU soutient la réunion-débat organisée jeudi soir à Montluçon avec Michel Tubiana, de la Ligue des Droits de l’Homme et Samuel Hayat, historien :

invitation 11 Février

Contre les fermetures de classes, défense de l’école publique et du collège public : rendez-vous départemental à Broût-Vernet à la rentrée !

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Ce mardi matin 9 février prés d’une centaine de parents, enseignants, Atsem, élus, se sont rassemblés devant la préfecture où se tenait le CDEN (Conseil Départemental de l’Education Nationale), avec une forte mobilisation de tout le monde à Broût-Vernet, et des citoyens et personnels de Saint-Pourçain (F. Dolto), Bessay, Bézenet, Lusigny, , des écoles du Jeu-de-Paume et Marie Laurencin à Moulins. Plusieurs écoles en grève dont des écoles de Montluçon, et beaucoup d’Atsem qui ont dû, dans des villes du département, imposer leur droit de grève à des DRH municipaux réticents ou peu au fait. Des heures d’informations syndicales se tenaient ce même jour dans certains collèges comme Jules Ferry à Montluçon.

Dans la réunion du CDEN, Mme la Dasen n’a pas modifié ses décisions de fermetures de classe, qui suivent un choix pensé précisément : « à chaque année sa peine », dit-elle, donc cette année c’est le tour pour des écoles de relativement grande taille en zones urbaines ou péri-urbaine … plus Broût-Vernet. Et l’année prochaine ?

C’est un choix politique et non pas seulement budgétaire que de porter cette année une atteinte globalement lourde à la solidité du tissu scolaire de l’Allier. Le retrait de plusieurs fermetures de classe ne coûterait rien, d’autant que des postes à tout faire (sauf la classe ! ) dit d' »aide à l’école », qui rappelleront aux collègues d’allemands en collèges le sort qui menace certains d’entre eux en cas de mise en oeuvre de la « réforme », sont créés à cette occasion, en fermant des classes …

Cette stratégie s’appuie sur le soutien à la « convention premier degré » qu’ont cru bon d’apporter les Fédérations d’élus, et qui conduit le SE-UNSA et le SGEN à s’abstenir sur la carte scolaire tout en déplorant ces fermetures de classes. Selon la Dasen la « convention » et la carte scolaires sont « déconnectées » l’une de l’autre. Autrement dit:  la « convention » n’engage que ceux qui y croient, les associant à ma politique, que je développe sans entrave. En fait c’est bien à une crise politique de la « convention » fraichement signée que l’on a assisté pendant ce CDEN, Patrick Maire, maire de St-Genest et très favorable à la dite « convention » au précédent CDEN, se demandant ouvertement pour ainsi dire s’il n’y aurait pas une entourloupe, Bernard Pozzoli (PS), conseiller général de Prémilhat, lui aussi favorable à la « convention », mais opposé à cette carte scolaire et précisant qu’il ne saurait y avoir pour lui de « co-construction » de l’école entre les élus et l’Etat, et le représentant du Conseil Départemental, André Bidaud (URB) se démarquant également.

Les représentants FSU Vincent Présumey, Nicolas Sem, Jérémie Maurel, Stéphane Zapora, sont intervenus sur tous ces sujets, demandant qu’un autre choix politique, celui du maintien des classes et de vraies négociations au lieu de signer des « conventions », soit fait au plus vite. Ils sont aussi intervenus sur les collèges, où la dotation, stable en moyens constants, est largement « pompée » par la « réforme du collège » au détriment des dédoublements, options, classes bilangues, classes euros, langues anciennes et découverte professionnelle, et ont précisé qu’ils voteraient contre cette dotation si le CDEN était encore consulté par un vote à son sujet, ce qui n’est plus le cas en raison des réformes territoriales successives. Ils ont voté contre la carte scolaire, de même que FO, le SNALC et la FCPE.

Notons encore qu’un incident significatif s’est produit en début de séance.

Au CDEN du 9 juillet M. le préfet avait tenu des propos virulents posant problème quand à l’égalité devant le service public et la neutralité des administrations (voir : https://snes03.wordpress.com/2015/07/17/463/). Au CDEN du 15 décembre, où il n’était pas, plusieurs représentants présents dont la FSU ont déploré que ces propos aient disparu du procés-verbal. Ce 9  février une réécriture préfectorale de ce PV nous était soumise, qui n’ajoutait rien de plus si ce n’est qu’elle faisait apparaître le maire de Ferrières-sur-Sichon, qui voulait le maintien d’un poste, comme ayant tenu des propos erronés. La FSU a rappelé que M. le Préfet avait pour le moins déclaré que « le rôle de l’Etat n’est pas de préserver les services publics en milieu rural ». Agacé et légèrement ironique, M. le Préfet a déclaré que tous comptes faits il assumait cette phrase et qu’elle pouvait figurer au PV, qu’on pourrait ainsi « en parler pendant dix ans » (la FSU s’est abstenue sur ce PV qui, au final, était encore loin de reconstituer la scène du 9 juillet ! ).

A vrai dire, nous n’avons aucunement l’intention d’en parler pendant 10 ans : la mobilisation, c’est maintenant, pour le printemps 2016.

En effet, la véritable conclusion du CDEN s’est tenue suite au compte-rendu que nous en avons fait devant la préfecture. Tout le monde estimait qu’il faut continuer à agir et que des victoires sont possibles, parce qu’elles seraient seules légitimes, contre les fermetures de classes. Il a donc été décidé de se retrouver le mercredi 2 mars, à 17h, à la salle municipale de Broût-Vernet, pour une réunion départementale contre les fermetures de classes.

La mairie, la FSU et les syndicats opposés aux fermetures, la FCPE-Allier, invitent les amis de l’école publique à tous se retrouver ce jour là.

 

Ensemble pour l’école publique mardi 9 février 9h 30 devant la préfecture.

Communiqué commun CGT éduc’action, FSU, FNEC-FP-FO et SUD éducation.

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Mardi 26 janvier de nombreux personnels de l’Education nationale, de la maternelle à l’université, se sont mobilisés, par la grève, contre l’austérité budgétaire qui dégrade les services publics dont celui de l’Education et les conditions de travail des agents.

Ce fut aussi une grève contre la réforme du collège et la convention Allier qui renforcent les inégalités en « territorialisant » d’avantage l’Ecole.

Cette mobilisation doit se poursuivre. D’autant plus que nous savons désormais que le gel des suppressions de postes va se traduire par la fermetures de 21 classes dans le département.

Réunis lors de cette grève, les syndicats de l’Allier CGT éduc’action, FSU, FNEC-FP-FO et SUD éducation appellent les personnels à se rassembler devant la préfecture à 10h au moment où se tiendra le CDEN (Conseil Départemental de l’Education Nationale).

Des préavis de grève couvrent tous les personnels Atsem compris.

Le SNES-FSU 03 invite les collègues de collège à s’exprimer sur la « réforme du collège » et les dotations absorbées par celle-ci au détriment des enseignements, dédoublements et options.

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Pour l’information de tous et particulièrement de M. le maire de Montluçon, le préavis de grève déposé par le SNUACTE-FSU en préfecture pour les Atsem :

Préavis régional snuacte ATSEM allier 9 fev16

Et le préavis de grève déposé par la FSU le 28 janvier (rappel), ici :

https://snes03.wordpress.com/2016/01/28/la-fsu-depose-un-preavis-departemental-de-greve/

Fermetures de classes, dotation des collèges, sport scolaire et défense des Atsem : compte-rendu fédéral du CTSD du 5 février et appel au rassemblement du 9 février.

 

Ce compte-rendu est commun aux trois syndicats de la FSU SNES-FSU (enseignements du second degré), SNUIPP-FSU (écoles) et SNEP-FSU (éducation physique et sportive)  et comporte aussi une contribution du SNUACTE-FSU (personnels territoriaux).

Le CTSD (Comité Technique Spécial Départemental) de l’Education Nationale, qui traite des questions de carte scolaire et est informé de la dotation des collèges, s’est réuni ce matin vendredi 5 février. La FSU était représentée par Jérémie Maurel, Valérie Bardet, Nicolas Sem et Thierry Chaudier.

Il précède le Conseil Départemental de l’Education Nationale (CDEN) prévu mardi matin 9 février à 10h à la préfecture (Moulins) en vue duquel la FSU a déposé un préavis de grève le 27 janvier dernier, élargi aux Atsem des écoles maternelles par le SNUACTE-FSU.

Les personnels, parents, élus, amis de l’école publique, contre les fermetures de classe et la réforme inégalitaire du collège, sont invités à se rassembler mardi 9 février, à partir de 9h 30, devant la préfecture.

http://03.snuipp.fr/spip.php?article3896

Carte scolaire écoles.

Résumé brut de la situation : après que la Fédération des Maires et celle des Maires ruraux de l’Allier ont fini par signer une « convention » visant à « contractualiser » entre Education nationale et élus les regroupements d’écoles en échange d’une stabilité du nombre global de postes au niveau du département en principe pendant 3 ans,  cela alors qu’une « convention » analogue avait été repoussée par les élus début 2015, et malgré l’opposition de la FSU, de la CGT, de FO et de la FCPE-Allier, il s’avère que les propositions de carte scolaire pour la prochaine rentrée comportent 21 fermetures de classes (pour 6 ouvertures) !

Présentation et vote de la motion suivante au nom de la FSU, de FO et du SNALC :

Le CTSD s’oppose à toutes les fermetures proposées et exige toutes les ouvertures nécessaires pour permettre un service public d’éducation de proximité et de qualité.
Le CTSD s’oppose à la création de postes dénommés « aide à l’école » après fermeture qui créent un statut d’adjoint « enseignant sans classe » à missions flexibles et variables.
Ces postes feraient voler nos statuts en éclat, et génèreraient un surcroit de travail aux équipes qui devraient organiser leur temps de travail avec l’enseignant supplémentaire sans savoir s’il sera finalement disponible et alors même que certaines d’entre elles doivent faire face à une fermeture de classe.

Vote : 6 POUR : FSU, FO, SNALC , 4 ABSTENTIONS : UNSA, SGEN-CFDT.
La FSU rappelle que les chiffres ne recouvrent pas les réalités du terrain. Voir par exemple cet article sur Broût-Vernet : https://secure.avaaz.org/fr/petition/La_DASEN_de_ClermontFerrand_Annie_DERRIAZ_Pour_le_maintien_des_6_postes_denseignants_a_lecole_de_BroutVernet/?fxwrncb
Mme la Dasen répond que les parents, maires et équipes des écoles mobilisées se sont habitués au confort et qu’il n’y a pas de corrélation directe entre effectifs et résultats sauf à descendre en dessous de 18 élèves par classe … Elle insiste sur le fait que d’autres départements ont des moyennes plus élevées en termes d’élèves par classe.
Nous faisons remarquer que s’il n’y a pas de corrélation directe, il y a bien une corrélation statistique entre effectifs et résultats ! De plus les moyennes d’élèves par classe sont liées à une distribution encore relativement équilibrée de la population dans les zones rurales et péri-urbaines, ce qu’il faut préserver en maintenant toute l’offre de services publics, dont l’école publique est le maillon central. Or on nous explique que les résultats des élèves français sont problématiques. Il n’est donc pas judicieux d’avancer comme argument la dégradation de l’encadrement dans d’autres départements.
La Dasen indique que la sectorisation sur Montluçon mériterait d’être affinée, entendant par là qu’on pourrait éviter de « charger » à l’avenir les écoles où elle ferme des classes.
La carte scolaire 2017 s’occupera de la réorganisation des RASED.
La FSU fait remarquer que les fermetures en maternelle impactent directement le nombre et les tâches des ATSEM. Comme celles-ci sont aussi mères de famille, un cercle vicieux de perte de population scolaire s’amorce.
Concernant la défense des ATSEM, la FSU dépose ce jour une motion en préfecture :
Monsieur le Préfet,
La FSU, et notamment ses syndicats SNUACTE-FSU et SNUIPP-FSU, tiennent à vous faire savoir que les mesures de fermetures de classes actuellement envisagées menacent les postes d’Atsem dans les communes et les écoles suivantes :
– Moulins Jeu de Paume
– Moulins Marie Laurencin
– Montluçon Elsa Triolet
– Cusset Les Darcins
– Le Pin
– Lusigny
– Saint Pourçain sur Sioule F. Dolto
– Saint Yorre J. Brel
– Vichy Lyautey
Ces personnels sont eux aussi attachés au bon fonctionnement du service public d’éducation et leur situation doit être prise en considération au vu des mesures envisagées qui concernent plusieurs grosses écoles. C’est pourquoi certains d’entre eux seront en grève mardi, pour leurs emplois et pour le service public, dans l’intérêt de tous.

Vote sur la carte scolaire :

6 CONTRE : FSU, FO, SNALC.

4 ABSTENTIONS : UNSA, SGEN-CFDT.

Remarque : un vote unanime de tous les représentants syndicaux aurait imposé la tenue d’un nouveau CTSD avec présentation d’une carte scolaire nécessairement modifiée (fut-ce à la marge).

Commentaire : UNSA et SGEN soutiennent la politique gouvernementale de contractualisation, la réforme du collège et la « convention » premier degré. Toutefois le constat des fermetures de classes imposées dans ce cadre, la mobilisation des collègues et celle des amis de l’école publique les ont conduit à ne pas voter pour les mesures proposées, le SE-UNSA appelant finalement à la grève lancée pour mardi prochain suite au préavis déposé par la FSU le 27 janvier.

Segpas.
Les dotations dépendent des effectifs qui sont prévus en baisse, de 499 à 468 élèves. Une division en moins à la Segpa de Jules Ferry-Vichy. Il y aurait lieu de s’interroger sur la diminution des orientations en Segpa sachant que celles-ci ne semblent pas avoir le vent en poupe au ministère.
Collèges.
Si les dotations restent relativement stables pour cette prochaine rentrée, il s’agit avant tout pour le SNES-FSU et le SNEP-FSU d’une concession visant à faire accepter la réforme des collèges dans un contexte de contestation et de refus de celle-ci. Du coup les besoins en dédoublements et effectifs allégés que nous exprimons depuis des années restent insatisfaits alors que des moyens sont absorbés par les « innovations » de cette réforme visant à l’inégalité de l’offre d’enseignement : EPI, AP, tandis que le recul affecterait les classes bilangues, les langues anciennes aussi bien que la Découverte Professionnelle (DP) en 3° qui disparaît (cas typique : le collège de Lapalisse où tout cela – bilangue, langues anciennes, DP, serait liquidé avec pour autant une dotation stable !). Dans plusieurs cas d’ouvertures de divisions, l’affectation de moyens correspondante ne suit pas : à Varennes ou Cérilly, où ceci avait pourtant déjà suscité plusieurs rejets de la dotation par le CA l’an dernier, la hausse n’est que de 13 heures, soit moins de la moitié de ce que nécessite une division, ce qui veut dire des suppressions de dédoublements ou d’options.

Réponse de l’administration : ces collèges avaient des dotations en 2015 auxquelles une adjonction de 13h était suffisante pour ouvrir une section ?! En clair, on ne leur attribue pas des heures qu’on aurait pu (ou dû !) leur enlever les années précédentes et qu’on leur a « généreusement » laissées…..

La FSU dénonce également la fréquence de situation où le nombre d’heures suffisant pour un poste complet existe dans un collège, mais où une partie du service est assurée par des heures supplémentaires alors qu’on a en même temps des services partagés, cela au détriment de la santé, des temps de trajet, et même de dotations horaires puisque ces services « à cheval » bénéficient à juste titre d’heures de décharges pour services partagés dans des communes différentes.

Sections sportives.
Les sections sportives reçoivent un soutien d’1h, comme précédemment, insuffisant à en assurer le fonctionnement pour la FSU.

Questions diverses.

• L’allongement de la journée des lycéens d’Albert Londres à Cusset le mercredi après-midi, faisant suite à la fermeture envisagée le samedi matin, voulue par le chef d’établissement, est évoqué par le SNEP-FSU en raison de son impact négatif sur l’UNSS, mais aussi sur les activités culturelles dans leur ensemble.

Le vote en CA doit avoir lieu mardi. La Rectrice et la Dasen ont demandé au  chef d’établissement de prendre en considération le fonctionnement de l’AS dans le cadre des activités de l’UNSS.
• Réseau d’aide aux écoles : Un document nous précise l’implantation des 49 postes de RASED restant dans l’Allier dont 4 sont vacants.

G Psy E TOTAL
Montluçon1 1+1 V 2+1V 5 8+2V
Montluçon2 1+1 V 3 4 8+ 1V
Moulins1 1 4 5 10
Moulins2 0 2 2 4
Vichy 1 1 3 4 8
Vichy2 1 3 3+1V 7+1 V
TOTAL 5+2V 17+ 1V 23+1V 45+4V
• dans les écoles primaires 179 journées de classe sont restées non remplacées au mois de Janvier.
Les territoires ciblés pour « réfléchir sur l’offre pédagogique » dans le cadre de la « convention » ne sont pas déterminés et ne seront annoncés qu’après les vacances d’hiver. La Dasen a voulu « déconnecter cette problématique de la carte scolaire ». La réflexion doit selon elle avoir lieu à 3 niveaux :

-départemental,

-à l’échelle des bassins pour lesquels la réunion a eu lieu le 18 janvier et dont les conte-rendus sont en cours

-puis localement.
L’étape avec les représentants du personnel ne sera pas oubliée nous dit-on.

Commentaire : il est impossible de déconnecter la « convention » et la carte scolaire. D’abord parce que les deux ont ouvertement été présentées comme liées, la « convention » devant censément assurer la « sérénité », nous disait-on, des opérations de carte scolaire ! Ensuite parce que le gel du nombre total de postes, après des années de suppressions qui avaient, entre autres secteurs, asséché les moyens de remplacement, explique qu’aujourd’hui les créations concernent surtout ces derniers, alors que l’on assiste à de nombreuses fermetures de classes. Enfin parce que ces fermetures sont à l’évidence ciblées, visant cette année, dans l’ensemble, de grosses écoles dont beaucoup d’écoles urbaines, ce qui permet de dire que les zones rurales et les petites classes sont relativement préservées, alors que si les fermetures de cette année passent, leur tour viendra forcément les deux années suivantes, d’autant que la « convention » appelle aux regroupements !

• Un protocole académique d’allègement des tâches des directeurs  d’écoles va nous être transmis.

• Un courrier concernant divers sujet relatifs aux écoles sera envoyé aux maires fin mars/début avril.

SNEP et SNES sont également intervenus sur le point suivant :

• L’allongement de la journée des lycéens d’Albert Londres à Cusset le mercredi après-midi, faisant suite à la fermeture envisagée le samedi matin, voulue par le chef d’établissement, est évoqué par le SNEP-FSU en raison de son impact négatif sur l’UNSS, mais aussi sur les activités culturelles dans leur ensemble.

Le vote en CA doit avoir lieu mardi. La Rectrice et la Dasen ont demandé au  chef d’établissement de prendre en considération le fonctionnement de l’AS dans le cadre des activités de l’UNSS.