Déclarations SNES et FSU

Poissons dans l’eau et pas sardines en boites : informations du lycée Albert Londres.

A la suite du rassemblement et du boycott du CA le mardi 1° mars voici deux informations que nous communique le SNES-FSU d’Albert Londres :

-la rectrice reçoit une délégation du lycée le vendredi 1° avril (et ce n’est pas un poisson) à 17h. Cette délégation est mandatée sur ce voeux adopté par le CA :

Vœu présenté par les représentants des professeurs et des parents.

            Nous, enseignants et parents du lycée Albert Londres, dénonçons les conditions prévues de la rentrée scolaire 2016. Nous refusons la répartition de la DHG proposée en conseil d’administration, DHG que nous jugeons insuffisante à garantir un enseignement de qualité pour nos élèves. Nous sommes en désaccord avec cette gestion de l’éducation qui ne repose que sur des contraintes budgétaires et une volonté de rentabilité,  au détriment de la pédagogie et des bonnes conditions de travail de nos enfants.

            Nous refusons la perte d’heures d’enseignement en LV2 (seconde), TP de SVT et de Physique-Chimie (première S), mathématiques (STMG)

         Nous refusons que les élèves subissent un appauvrissement de l’offre d’options (espagnol LV3) et condamnons cette politique qui ne donne aucune place à l’ouverture culturelle et renonce à toute ambition pour les élèves, au motif que ce n’est pas rentable !

            Nous refusons la diminution des heures en groupes en LV1, en mathématiques, alors que jamais les effectifs par classes n’ont été aussi élevés. Nous refusons que l’enseignement des langues se déroule dans des conditions telles que les élèves ne pourront prendre la parole alors que la maîtrise des langues vivantes doit être une priorité.

            Nous demandons en revanche :

  • Le rétablissement des heures supprimées
  • le rétablissement des options supprimées
  • le dédoublement des classes dans les mêmes conditions que cette année

Nous, enseignants et parents, réaffirmons notre attachement au service public d’éducation et demandons que les moyens nécessaires soient enfin donnés pour en finir avec cette politique d’austérité.

– le CA a rejeté, par 11 voix contre 7 et une abstention, le transfert des cours du samedi matin au mercredi après-midi. Voici la position des représentants SNES qui se sont opposés à ce transfert et se félicitent donc de ce résultat :

 

Explication de vote des élus des professeurs sur le projet de remplacer le samedi matin par le mercredi après-midi.

Nous prenons position contre le remplacement des heures du samedi matin par le mercredi après –midi. Cette décision, mûrement réfléchie et concertée, s’appuie sur plusieurs éléments :

  • Un tel changement nuirait à l’intérêt pédagogique, dans la mesure où les heures du matin sont plus propices à l’apprentissage que celles de l’après-midi. De plus, les élèves qui fréquentent le lycée suivent déjà un emploi du temps qui comporte quatre journées pleines et continues. Ils ont besoin de cette pause dans la semaine pour se reposer, s’avancer dans leur travail personnel, et suivre leurs activités culturelles et sportives.

  • Un emploi du temps qui comporterait des heures d’enseignement le mercredi après-midi nuirait indiscutablement au fonctionnement de l’association sportive. Au-delà des entraînements qui sont actuellement programmés sur cette plage horaire, ce sont également les compétitions dans toutes les activités qui seraient touchées. Les élèves qui font partie de l’Association sportive seraient contraints de choisir entre suivre leurs cours ou participer aux compétitions.

  • Même s’il nous a été annoncé que les cours dispensés le mercredi après-midi seraient peu nombreux et se termineraient avant 17h00, nous demeurons dubitatifs. De telles précautions avaient déjà accompagné l’ouverture du créneau horaire 12h-13h, or, moins de 5 ans après, cette heure a le même statut que les autres, concerne toutes les classes et tous les enseignements.

  • Maintenir le lycée ouvert le samedi matin afin de ménager des temps de devoirs sur table ou d’y programmer les heures de retenue ne nous paraît pas une solution efficace. Les transports scolaires seraient suspendus sur cette demi-journée, et cela mettraient les familles qui ne résident pas sur l’agglomération en difficulté.

Nous sommes tout à fait conscients que l’organisation hebdomadaire existante n’est pas toujours satisfaisante parce-que que les élèves accomplissent de longues semaines, mais ne nous sommes pas résolus à les mettre davantage en difficulté par ce que nous considérons comme une « fausse bonne idée ». Nous sommes disposés à réfléchir avec la direction et les élus du Conseil Régional à d’autres solutions.

Par ailleurs, nous regrettons de ne pas avoir eu l’autorisation de donner lecture de notre explication de vote avant le scrutin. Monsieur le Proviseur, en exposant les étapes de la réflexion sur ce changement, a énuméré les arguments en faveur du remplacement du samedi matin. Offrir aux membres du CA la possibilité d’exprimer une position différente eût été plus démocratique.

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Etat d’urgence et République.

Voici le texte qui a été ce jour adressé aux trois députés de l’Allier Guy Chambefort, Gérard Charasse et Bernard Lesterlin :

Le comité de l’Allier pour la levée de l’état d’urgence avec des citoyens et les organisations suivantes : CGT, Ensemble! (Front de Gauche), FSU, Ligue des Droits de l’Homme-Moulins, PCF, Union syndicale Solidaires, s’adresse avec gravité aux députés de notre département en ce mercredi 10 février, où doit intervenir le vote de l’Assemblée nationale sur la révision constitutionnelle : si vous êtes attaché aux libertés publiques et individuelles ainsi qu’au droit du sol, ne votez pas cette réforme constitutionnelle !

Assignations à résidence, perquisitions illimitées, flou total sur l’étendue légale, le contenu et la durée de l’état d’urgence lorsqu’il est instauré, éviction du juge judiciaire, caractérisent l’état d’urgence et sa constitutionnalisation. Pire, la déchéance de nationalité est une vieille revendication de l’extrême droite et de la famille Le Pen ! Le tout n’a pas d’efficacité contre le terrorisme, qu’il faut en effet combattre. Ce sont bien les libertés, publiques et individuelles, qui sont seules menacées.

En tant que mandataire du peuple, vous vous honoreriez à repousser un dispositif liberticide et inefficace contre le terrorisme.Votre responsabiité est totale et engagée.

La FSU soutient la réunion-débat organisée jeudi soir à Montluçon avec Michel Tubiana, de la Ligue des Droits de l’Homme et Samuel Hayat, historien :

invitation 11 Février

Motions du congrès départemental de la FSU : grève du 26 janvier, état d’urgence, budget départemental.

Cusset, jeudi 7 janvier, 15h 30. Le Congrès de la FSU de l’Allier se tient en ce moment même au lycée Valéry Larbaud à Cusset. Il travaille à la discussion et l’amendement des textes d’orientation soumis à notre congrès fédéral national qui aura lieu la première semaine de février au Mans.

Et il vient d’adopter trois motions qui seront présentées à la presse tout à l’heure : l’une contre Daesh, l’état d’urgence et la révision constitutionnelle projetée ; la seconde pour la grève dans les collèges et dans toute la fonction publique le 26 janvier ; la troisième à propos des restrictions budgétaires résultant de la session de décembre 2015 du Conseil Départemental de l’Allier.

Voici ces trois motions :

Le 26 janvier, grève générale des fonctionnaires contre la casse des statuts, contre la réforme des collèges, pour les salaires et le service public !

Le congrès départemental de la FSU de l’Allier, réuni le jeudi 7 janvier à Cusset, constate que le mardi 26 janvier, l’intersyndicale du second degré comprenant notamment le SNES-FSU et le SNEP-FSU, a appelé à la grève pour le retrait de la réforme du collège, puis que les fédérations de fonctionnaires CGT, FO et Solidaire ont appelé à la grève le même jour l’ensemble des fonctionnaires contre le gel du point d’indice et pour la défense des services publics.

Les conditions peuvent donc être réunies pour un puissant mouvement social le 26 janvier, avec en son cœur une grève massive dans les collèges pour le retrait d’une contre-réforme qui menace non seulement les missions et les statuts des personnels, mais l’égalité de tous devant l’offre scolaire : la reprise du mouvement dans les collèges et la mobilisation de l’ensemble des fonctionnaires ne s’opposent pas, bien au contraire.

Il est consternant qu’à ce jour et à cette heure, la FSU nationalement n’appelle toujours pas à la grève le 26 janvier. La signature du protocole PPCR serait donc déjà un obstacle majeur à l’unité avec la CGT, FO et Solidaires et nous rapprocherait déjà à ce point des directions CFDT et UNSA ? … il est vrai qu’exiger la revalorisation du point d’indice devrait conduire à exiger la libre négociation salariale sur la base d’un rapport de force, brisant donc le carcan du protocole PPCR.

Prenant ses responsabilités, le congrès de la FSU de l’Allier appelle tous les personnels qu’elle représente à la grève le mardi 26 janvier et demande à la FSU nationale d’en faire autant.
Elle appelle les personnels des collèges à se porter en tête des mobilisations et manifestations de tous les fonctionnaires, qui, n’en déplaisent aux interdits de « l’état d’urgence », devront avoir lieu ce jour là, et propose la tenue rapide d’une intersyndicale départementale avec la CGT, FO et Solidaires.

 

 

Contre Daesh, l’état d’urgence et le projet de révision constitutionnelle

Le congrès départemental de la FSU de l’Allier, réuni le jeudi 7 janvier à Cusset, condamne les crimes de masse de l’organisation fasciste Daesh.

L’état d’urgence instauré en France depuis ces attentats, a permis l’interdiction et la répression de manifestations et de mouvements sociaux n’ayant aucun rapport proche ou lointain avec Daesh. _La FSU 03 se prononce pour la levée de l’état d’urgence et se joint au CDFD de la FSU du Puy-de-Dôme pour demander à la FSU nationale de prendre position clairement le plus vite possible en ce sens.

Le projet de révision constitutionnelle rend cela plus urgent encore. La possibilité de suspendre les libertés existait déjà dans la constitution (articles 16 et 36), mais la constitutionnalisation de l’état d’urgence y introduirait un arbitraire aggravé, par la vacuité des motifs (« en cas d’évènements présentant (…) le caractère de calamité publique »), et parce qu’elle permettrait au législateur d’y rajouter des mesures non définies et non délimitées, sans aucune limite de durée : c’est ainsi la « garantie des droits » (article 16 de la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen) qui est atteinte.

La déchéance de nationalité pour les binationaux natifs, dépourvue de tout intérêt « antiterroriste », est une atteinte directe au droit du sol, qui, si elle est largement appliquée, produira des apatrides car les Etats auxquels on prétendra les renvoyer peuvent très bien réagir en leur retirant leur propre nationalité. De plus, la création, dans l’article 34 de la constitution, d’un tiret exclusivement consacré à la nationalité et la séparant des autres domaines du droit civil, tend à en faire un domaine d’exception.

Une telle dérive autoritaire, antidémocratique et antirépublicaine n’a strictement rien à voir avec la nécessaire lutte contre le fascisme de Daesh. Elle doit être combattue et défaite. C’est pourquoi le congrès départemental de la FSU 03 apporte, au niveau national, son appui à l’appel «  Pour la levée de l’état d’urgence  » et propose aux citoyens et aux organisations syndicales, démocratiques et laïques, de constituer sur cette base et à l’encontre du projet de révision constitutionnelle, un collectif départemental pour la levée de l’état d’urgence et la défense des libertés.

Signer la pétition « Pour la levée de l’état d’urgence »

 

Non aux choix politiques et budgétaires nationaux et départementaux.

Le congrès départemental de la FSU de l’Allier, réuni le jeudi 7 janvier à Cusset, sachant qu’une délégation de la section départementale FSU et du syndicat SNUACTE-FSU doit être reçue demain vendredi 8 janvier par le président du Conseil Départemental M. G. Dériot, exprime l’inquiétude des personnels devant les décisions budgétaires et donc politiques prises lors de la dernière session du Conseil Départemental.

Des compressions de personnel et des mesures visant à augmenter les horaires ont été retirées de l’ordre du jour de cette session devant la menace d’une grève totale et d’un rassemblement de tous les personnels départementaux. Soutenant la pétition de l’intersyndicale CGT-FO-CFDT la FSU avait fortement répercuté cet appel dans les collèges. La réforme territoriale et les restrictions des crédits aux collectivités font que ces menaces demeurent à moyen terme.

La FSU Allier soutient les revendications des agents de collèges et de leur syndicat FSU qui, non seulement ne veulent pas comme tous les agents territoriaux subir ces reculs, mais qui réclament d’être traités dignement et de manière égale, en mettant fin au scandale du rattrapage de fait des jours fériés hors vacances et week-end, qui est actuellement imposé par le biais de l’annualisation du temps de travail, cela même pour le 1° mai !!!

Les aides au fonctionnement des 3 Centres d’Information et d’Orientation sont supprimées, alors que ces CIO avaient été créés à la demande du département et sur la base du financement de leur fonctionnement. C’est donc une mission départementale de service public qui est supprimée.

Signal significatif envers la jeunesse, les aides, hors transports, aux salons Cap Avenir sont supprimées, les collèges et lycées sont de fait incités à payer, ou non, en fonction de leurs moyens et des politiques locales.

Le recul de 30% du budget Culture conduit à la liquidation pure et simple de toute aide à de nombreuses compagnies emblématiques du spectacle vivant, à la suppression des subventions de fonctionnement aux compagnies de théâtre, à une forte baisse des aides aux festivals, toutes choses que notre Fédération, attachée à l’éducation populaire et à des loisirs culturels et démocratiques, condamne.

Ces décisions sont autant de choix politiques, dont il faut bien dire qu’ils s’inscrivent parfaitement dans le cadre de la politique gouvernementale : réforme territoriale, réduction des budgets des collectivités, affaiblissement de l’échelon départemental, quelles que soient les déclarations de l’exécutif départemental disant que c’est la faute au seul gouvernement, et celle de la nouvelle opposition départementale disant que c’est la faute au seul département. Non, les deux mènent la même politique qui, au nom du « remboursement de la dette publique », une dette publique qui finance la spéculation boursière, sacrifie les besoins sociaux.

La grève du 26 janvier peut être l’occasion pour les personnels, fonctionnaires ou précaires, de l’Education nationale, et les personnels territoriaux, de se retrouver ensemble pour la défense des services publics, du département, de l’école publique et de la culture.

 

 

Communiqué du SNES sur la journée de demain dans les établissements, dimanche soir 15 novembre.

Cher-e collègue

Nous sommes tous horrifiés et bouleversés par les attentats meurtriers qui ont eu lieu à Paris vendredi 13. Plusieurs collègues et élèves, ou leurs proches, comptent parmi les victimes. Au nom du SNES-FSU, nous présentons à toutes les familles et proches des victimes nos condoléances et les assurons de notre soutien et de notre solidarité.

Le SNES-FSU est intervenu auprès de la Ministre et des recteurs pour demander que des consignes précises soient données dans les établissements scolaires pour assurer l’accueil des élèves et que tout soit mis en œuvre pour que les erreurs commises au mois de janvier à la suite des attentats ne se reproduisent pas. Il a insisté sur l’absolue nécessité d’accompagner les personnels et de leur donner les outils pour assurer leur mission auprès des élèves. Il a demandé que les chefs d’établissement réunissent les équipes éducatives pour décider collectivement des modalités d’organisation de la minute de silence.

Suivant les rectorats, des consignes ont été transmises aux chefs d’établissements. N’hésitez pas à prendre contact avec votre section locale, départementale ou académique du SNES-FSU, notamment en cas de problème ou de consignes locales qui mettraient en difficulté les personnels.

Nous ne connaissons pas encore toutes les conséquences de la déclaration de l’état d’urgence mais d’ores et déjà le ministère a publié sur son site un certain nombres de décisions dont, par l’exemple, l’annulation des formations à la réforme du collège prévues cette semaine « afin de donner priorité à l’accueil des élèves et de permettre la présence de tous les personnels dans les écoles et établissements » et des voyages et sorties scolaires : http://www.education.gouv.fr/cid95375/communique-presse-najat-vallaud-belkacem-suite-des-attentats-terroristes-qui-ont-frappe-paris-seine-saint-denis.html

Communiqué de presse de la FSU: http://www.fsu.fr/Massacre-a-Paris-la-FSU-solidaire.html

Communiqué de presse unitaire : http://www.fsu.fr/Communique-intersyndical-CGT-CFDT.html

Bon courage à toutes et tous en cette période difficile.

Frédérique Rolet, Roland Hubert
Cosecrétaires généraux

Massacre à Paris, la FSU solidaire des victimes et de leurs proches Communiqué national samedi 14 novembre 2015

Après le drame et l’horreur du massacre qu’a connu Paris cette nuit et qui a fait plus de cent vingt morts et plus de deux cents blessés, la FSU présente ses condoléances aux familles et amis des victimes. Elle assure toutes les personnes touchées par ce drame de son soutien et de sa solidarité.
Après les attentats de Charlie Hebdo et de l’hypercasher en début d’année, le pays est une nouvelle fois touché par des attentats terroristes effroyables que la FSU condamne avec la plus grande fermeté. Elle tient à exprimer l’horreur que lui inspire ces actions meurtrières.
Les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité sont touchées de plein fouet par ces actes barbares qui ont frappés au hasard un vendredi soir en plein Paris. C’est tout le pays qui est atteint dans les valeurs qu’il représente mais aussi dans sa cohésion, son vivre ensemble. Les auteurs de ces actes visent en effet à installer la peur, l’opposition des citoyens entre eux, la stigmatisation d’une partie d’entre eux. La FSU appelle à l’inverse de cela à faire preuve d’unité et de détermination pour défendre la démocratie et les libertés.
Le gouvernement vient d’annoncer des mesures de sécurité d’urgence. Mais il s’agit aussi de prendre, au plan national comme sur la scène internationale, les mesures qui permettront de retrouver le chemin de la paix et de préserver et conforter les démocraties.
Le mouvement syndical doit se rassembler pour faire face à cette situation, comme il l’a fait en janvier dernier en s’appuyant sur son appel unitaire « Vivre ensemble, Travailler ensemble » rédigé en février dernier. La FSU prend les contacts en ce sens.

FSU et parents d’élèves FCPE de l’Allier ensemble contre la réforme du collège.

Voici le texte commun écrit par la FSU et la FCPE de l’Allier suite à notre rencontre du mardi 19 mai à Moulins. Les autres organisations syndicales enseignantes hostiles à la réforme du collège (CGT, FO, SUD, SNALC) doivent communiquer incessamment leur accord ou leur soutien sur ce texte (1). Rappel : RDV jeudi 11 juin 15h parvis de l’Inspection d’Académie.

La réforme annoncée du collège comporte de nombreux aspects préoccupants voire dangereux du point de vue de l’avenir des jeunes, des parents, des personnels et en général des citoyens, aspects qui ne sont pas forcément ceux sur lesquels se sont focalisés les médias.

Il est annoncé des activités nouvelles (pas si nouvelles en réalité), les Enseignements Pratiques Interdisciplinaires (EPI) et l’Accompagnement Personnalisé (AP). Mais ce ne sont pas des heures en plus, mais des heures toutes prises sur les temps d’enseignement par disciplines existant, dans la proportion de 20%. Chaque établissement devra choisir quels seront les horaires amputés pour mettre en oeuvre quels EPI !

De plus, toutes les classes d’un même niveau pourront voir l’établissement (c’est-à-dire le chef d’établissement après consultation du conseil pédagogique dont il nomme les membres et validation par le Conseil d’Administration) modifier leurs horaires dans n’importe quelle discipline en 5°, 4° ou 3°, sous réserve de respecter l’horaire global de l’élève sur l’année et l’horaire global de la discipline sur les trois niveaux.

En ce qui concerne les classes de 6°, concernées par l’AP mais pas par les EPI, le contenu de l’AP relévera du conseil école-collège.

Si l’on met bout à bout ces trois mesures décisives : EPI pris sur le temps des disciplines, fluctuation généralisée des horaires des disciplines, traitement à part des 6° les rapprochant des écoles primaires, le tout dans le cadre de politiques propres à chaque établissements, on voit clairement que l’on va vers un collège inégalitaire dans le cadre d’une école non plus nationale, mais territoriale.

Les nouveaux programmes sont conçus par cycles (sauf en Histoire-Géographie), permettant ainsi de diminuer les horaires dans tel niveau pour les augmenter dans tel autre.

Une remarque : ne déménagez pas ! Car votre enfant pourrait bien ne jamais bénéficier de ce qui reste d’horaires légaux théoriques dans les disciplines comme le Français, les Maths, variant dans un sens ou dans l’autre selon les niveaux dans chaque collège !

En même temps, est clairement à l’oeuvre une idéologie hostile aux disciplines scientifiquement et historiquement constituées qui sont encore, dans l’enseignement secondaire français, la base de la transmission des connaissances et de la qualification statutaire des professeurs : certes on peut critiquer et vouloir dépasser ces disciplines, mais à condition de les connaître. Aux mesures déjà résumées ci-dessus s’ajoute d’ailleurs l’amalgame fait, en 6°, entre Technologie, Physique-Chimie et Sciences de la Vie et de la Terre, et la réunion en un seul bloc horaire des Enseignements artistiques et de l’Education musicale.

Pire : le volume horaire global consacré aux langues vivantes est fortement réduit par la suppression des classes bilangues à partir de la 6° et des classes euro, et par la perte d’une demi-heure en 4° et en 3°, le tout permettant d’augmenter les horaires de 5° pour y généraliser la seconde langue. L’allemand, langue européenne essentielle, était remonté grâce aux classes bilangues : c’est clairement son anéantissement qui est ainsi programmé. Quant aux langues anciennes et régionales, elles ne pourront être enseignées que dans le cadre d’un EPI « Langues et cultures de l’Antiquité » pour les premières, « Langues et cultures régionales » pour les secondes, le grec ou ce qu’il en reste étant de plus limité aux 3°. Ce ne sont donc plus des disciplines à proprement parler et leur enseignement sera massivement réduit.

La propagande selon laquelle ces mesures à l’encontre des langues européennes et anciennes viseraient à détruire des « privilèges » est honteuse et hypocrite. Il faudrait au contraire en étendre l’enseignement.

De la même façon d’ailleurs, mais on en parle moins, les divisions professionnelles par lesquelles les élèves faisaient 3 ou 6 heures en lycée professionnel en 3° sont supprimées, et un projet de réforme des SEGPA (Sections d’Enseignement Général et Professionnel Adapté) qui supprimerait les classes de SEGPA en 6° en plaçant les élèves en difficultés dans les autres classes, est mis en route. Là, ce ne sont pas des filières accusées d’élitismes qui seraient supprimées, au contraire.

En réalité, chacun peut comprendre que ce ne sont pas les mêmes collèges dans les mêmes quartiers qui feront l’EPI « Langues et cultures de l’Antiquité » et l’EPI « Monde économique et professionnel » qui risque de caractériser les collèges aux publics les plus populaires.

Cette réforme s’articule logiquement avec les réformes mises en oeuvre sous la présidence Sarkozy : Bac professionnel ramené de 4 ans à 3 ans avec contrôles en cours de formation leur donnant un caractère de plus en plus local et réforme du lycée, puis avec la réforme Peillon des rythmes scolaires qui accentue les inégalités. Alors qu’on voudrait nous faire croire que les opposants sont « la droite » et qu’être « de gauche » serait défendre cette réforme, celle-ci aggrave tous les problèmes bien réels de notre système éducatif. On voudrait lui porter un coup décisif qu’on ne s’y prendrait pas autrement.

Mais il est encore temps d’en imposer le retrait, car elle est censée s’appliquer à la rentrée 2016. L’information et la mobilisation des parents, des élus locaux, des citoyens est nécessaire. La défense de nos enfants vaut plus que les discours idéologiques.

(1) A ce jour (7 juillet) le SNALC Allier est d’accord, la FNEC-FP-FO n’a pas fait connaître sa position sur ce texte, SUD-Education semble en désaccord, et la CGT-Educac’tion tout en disant partager ce désaccord déclare soutenir ce texte.

Grève le mardi 3 février

Communiqué FSU-CGT 03 : 

Pour la hausse des salaires et une autre politique éducative en faveur de l’école publique et laïque, pour aller de l’avant dans la construction de l’unité de tous les personnels plus nécessaire que jamais,

la FSU et la CGT-Educac’tion de l’Allier appellent les personnels de l’enseignement public, enseignants et non enseignants, d’Etat, territoriaux et précaires, à participer à la grève nationale du mardi 3 février et à se rendre à la manifestation en direction du Rectorat, mardi 10h rdv place Delille à Clermont-Ferrand.