Mois: janvier 2015

L’enseignement moral et civique va-t-il sauver la France ?

Les attentats perpétrés à Charlie Hebdo et dans le magasin Hyper Casher ont bouleversé la France entière. La radicalisation des trois hommes responsables de ces assassinats pose question et suscite un débat légitime. Trois personnes nées en France, et qui ont bénéficié d’une scolarisation dans les structures de la République… Comme souvent lors des débats de société, c’est vers l’école et les professeurs que les regards se tournent. Comment l’école de la République peut-elle lutter contre ces dérives folles ? Comment faire naître chez tous les élèves une adhésion aux valeurs de Liberté, Égalité, Laïcité ?

Les discours des ministres et des responsables politiques se sont multipliés sur l’importance de « transmettre les valeurs ». Après la lutte contre le chômage, le racisme et le sexisme, notre nouvelle mission est d’empêcher la propagation du djihadisme ! Alors que depuis plusieurs décennies les réformes visent à rendre de plus en plus compliquée la tâche de transmission des connaissances (terme tombé en désuétude), voici les enseignants sommés de transmettre les valeurs ! (suite…)

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Conférence de presse : Le point sur la situation des AESH

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Une conférence de presse réunissant des AESH et les syndicats FSU, SUD éducation et CGT éduc’action organisée mardi 27 janvier a permis de faire le point sur la situation des AESH dans le département. Bilan : le compte n’y est pas et les promesses n’ont pas été tenues malgré les affirmations du rectorat.

variations de paye sur trois mois

Exemple des variations de paye sur trois mois pour un même AESH.

Les informations en détail dans l’interview de Vincent Présumey sur Radio Coquelicot : http://www.radiocoquelicot.com/emission/322/Hebdomadaire.html (émission du jeudi 29 janvier à partir de 2 min 40)

L’article de la Montagne : http://www.lamontagne.fr/auvergne/actualite/departement/allier/vichy/2015/01/29/les-petits-revenus-des-accompagnants-denfants-handicapes-revus-a-la-baisse_11309216.html

Grève le mardi 3 février

Communiqué FSU-CGT 03 : 

Pour la hausse des salaires et une autre politique éducative en faveur de l’école publique et laïque, pour aller de l’avant dans la construction de l’unité de tous les personnels plus nécessaire que jamais,

la FSU et la CGT-Educac’tion de l’Allier appellent les personnels de l’enseignement public, enseignants et non enseignants, d’Etat, territoriaux et précaires, à participer à la grève nationale du mardi 3 février et à se rendre à la manifestation en direction du Rectorat, mardi 10h rdv place Delille à Clermont-Ferrand.

Indemnités pour missions particulières (IMP) : attention arnaque !

La réforme des statuts mise en œuvre à partir de la rentrée 2015 prévoit une indemnisation des missions particulières (IMP) : coordination, gestion des TICE, référent culturel… Celles-ci ne prennent donc plus la forme de décharges horaires et n’apparaissent plus dans les DHG. En principe l’enveloppe des IPM devait être fournie avec les DGH mais rien n’a encore été reçu. Les chefs d’établissement sont donc fortement incités à piocher sur leurs heures d’autonomie pour s’assurer que les missions puissent être effectuée à la rentrée prochaine. Un grignotage supplémentaire sur des DHG souvent en baisse ! Le SNES Allier invite les collègues à nous signaler ces situations si elles se produisent dans leurs établissements.

Mise à jour : Le SNES a demandé des éclaircissements à ce sujet au rectorat, mais les informations fournies restent nébuleuses et contradictoires : http://www.clermont.snes.edu/IMP-L-academie-de-Clermont-se.html

Un évènement politique et social de premier ordre

Un évènement politique important s’est produit dans l’Allier, mais on a failli ne pas s’en apercevoir. Au bout d’une semaine, La Montagne en rend compte aujourd’hui, en ne donnant la parole qu’aux partisans du projet qui a été refusé, et en oubliant totalement l’existence de syndicats de personnels de l’enseignement public qui se sont exprimés dans cette affaire. De quoi parlons-nous donc ?

Incident au collège de Varennes-sur-Allier : La FSU condamne

La FSU de l’Allier, et ses syndicats enseignants du second degré SNES, SNEP et SNUEP, condamnent avec la plus grande fermeté la grave agression verbale, avec propos antisémites et menaces de mort, dont ont été victimes les personnels de direction du collège de Varennes-sur-Allier le lundi 12 janvier 2015 et leur expriment leur solidarité d’organisations syndicalistes laïques attachées aux libertés fondamentales.

Compte-rendu de la réunion des AESH du 13 janvier

Ce mardi 13 janvier 2015 une dizaine d’AESH, dont les représentants FSU à la CAPA, de l’Allier, se sont réunis avec les syndicats FSU (SNUIPP et SNES), CGT et SUD.

Ceci n’est pas un compte-rendu direct de la réunion mais une synthèse.

Nous sommes revenus sur nos revendications.

En ce qui concerne les retards de salaires, même si les “oublis” scandaleux de paye semblent avoir pris fin, l’une d’entre nous n’a pas vu le paiement des 4 heures qu’elle fait en plus depuis novembre, ainsi que du supplément familial de traitement, et n’a pas reçu ses bulletins de salaire.

En ce qui concerne l’exigence de rattrapage des salaires, principale question, seulement deux personnes, dont une présente à la réunion, se sont à notre connaissance vues proposer un avenant à leur contrat de travail, contrairement à ce que la rectrice a déclaré à une délégation de SUD-Education vendredi dernier selon quoi toutes les personnes dont les salaires avaient baissé auraient reçu de telles proposition. Les propositions connues ne sont en rien satisfaisantes puisqu’il s’agit d’augmenter temps et charge de travail en trouvant des heures en dehors des missions d’AESH, ce qui ne peut en aucun cas être appelé “rattrapage des salaires”. Cependant, il a été rappelé que le DA de l’Allier, en se référant à la rectrice, a déclaré à la délégation puis à FR3 que les salaires seraient rattrapés et que les moyens étaient là ! En conséquence, notre position est la suivante :

1°) Notre revendication est et reste le retour aux salaires que les AESH avaient comme AVS chaque fois qu’ils ont baissé, sans contrepartie.

2°) Nous considérons la méthode des avenants aux contrats de travail comme une côte mal taillée et trompeuse qui ne répond pas à notre revendication, bien qu’accordé devant notre mobilisation. Nous exigeons que pour ces avenants il soit procédé ainsi : que le Rectorat donne à toutes les IA ou établissements signataires de contrats de travail consigne explicite de procéder prioritairement ainsi :

  • Faire savoir à tous les AESH faisant du bénévolat et des heures supp’ de fait ou débordant leur temps de travail effectif qu’ils peuvent le déclarer afin que ces heures soient comptées dans leur temps de travail et dans leur paye.

  • Préciser que ceci concerne aussi les temps de réunion et de concertation avec les équipes pédagogiques, les relations avec les parents et les ESS.

  • Spécifier que les temps de déplacement, tels que signalés par les AESH, notamment ceux en postes sur plusieurs écoles ou établissements, doivent intervenir dans l’établissement du volume horaire rajouté par les avenants.

  • Ceci fait, qui vise à payer le travail effectivement fait ou les frais excessifs dépensés pour pouvoir le faire,les compléments de services doivent porter sur des taches d’AESH : les besoins existent, plusieurs exemples ont été cités d’enfants dont les horaires avec AESH ne couvrent pas tout leur temps scolaire, et de “mutualisation” restrictives dans la répartition des heures. Ceci suppose si besoin d’intervenir auprés des MDPH contre toute politique de restriction des moyens.

  • Il convient ensuite d’assurer que les congés payés soient bien des congés payés, donc qu’ils soient payés !

  • Et de prendre en compte dans les avenants les cas de poursuite d’études ou de formation.

En résumé, ces conditions, que l’administration peut et doit imposer s’il s’agit bien, comme l’avait déclaré à FR3 le DA de l’Allier, de remonter les salaires, visent à éviter une augmentation du temps de travail par des taches administratives et autres, ainsi que des accords tacites et non écrits où tel AESH se verrait proposer un avenant impossible à mettre en oeuvre dans les faits.

3°) Il faut préciser que les collègues AESH sont naturellement libres, en fonction de leur situation personnelle, d’accepter ou non les avenants même critiquables, indépendamment de leur participation à notre action commune.

Autres questions abordées :

– 3 AESH présentes n’ont pas pu voter aux élections professionnelles, ce qui doit être signalé.

– Il est demandé dans certains écoles aux AESH de participer au plan Vigipirate en gérant les entrées et sorties d’école.

Les organisations syndicales doivent se renseigner auprès de juristes sur les démarches possibles envers les situations anormales toujours présentes.

En conclusion, nous avons pris les décisions suivantes :

1°) Une demande de RDV en urgence à la rectrice, de concert avec les AESH réunis demain dans le 63 et de manière intersyndicale, rectrice à laquelle nous souhaitons soumettre les points exposés ci-dessus.

2°) Une conférence de presse sur le thème “Non, le compte n’y est pas, les salaires ne remontent pas, alors ? “, dans les locaux de la FSU à Vichy (Mutualité) le mardi 27 janvier à 17h 30, à laquelle nous convions aussi les parents d’élèves FCPE.

3°) Une prochaine réunion départementale le mardi 3 mars à 10 h à Tronget.