Mois: janvier 2016

Le jeudi 4 février la FSU Allier soutient deux initiatives de la CGT.

Parce que ces deux initiatives concernent naturellement tout le monde du travail.

Tout d’abord, le 4 février, c’est le jour du jugement en appel des 8 syndicalistes de Goodyear, condamnés à la prison ferme sur réquisition du procureur, donc sur décision politique, pour avoir bloqué des cadres dirigeants (qui ont retiré leur plainte et n’ont souffert d’aucune violence) en tentant de résister à 1173 licenciements. Dans le contexte d’un « état d’urgence » qui ne semble pas viser Daesh, cette condamnation a une lourde signification politique. L’union départementale CGT de l’Allier, en raison de la présence de l’entreprise Goodyear-Dunlop sur le secteur de Montluçon, appelle à un rassemblement à 11h devant le tribunal de Montluçon. La FSU appelle les personnels qu’elle représente et qui en ont la possibilité à participer à ce rassemblement.

Le même jour, Gérard Filoche, inspecteur du travail retraité bien connu et probablement le meilleur analyste des questions relatives au code du travail dans ce pays, est invité, également par la CGT, à une réunion-débat. Ne la ratez pas, elle en vaudra forcément la peine :

débat public 04.02.2016

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La FSU dépose un préavis départemental de grève.

FSU allier

Moulins, le 28 janvier 2016.
Madame la Directrice académique de l’Education Nationale,

La section départementale de la FSU, avec l’ensemble de ses syndicats de l’Education nationale (SNES-FSU, SNUIPP-FSU, SNUEP-FSU, SNEP-FSU), dépose ce jour un préavis de grève pour la journée du mardi 9 février 2016, où est annoncée la tenue d’un Conseil Départemental de l’Education Nationale, afin de permettre l’expression éventuelle des demandes de non-fermetures de classe et d’ouvertures dans le premier degré, et des revendications relatives aux dotations des établissements en lien notamment avec la réforme du collège dont notre organisation demande toujours l’abrogation, dans le second degré.
Ce sont les demandes de nos collègues, exprimées notamment à l’occasion de la journée du 26 janvier lors de réunions dans les établissements, lors de la réunion départementale tenue à Moulins, et dans le cadre des trois rassemblements de Moulins, Montluçon et Vichy, qui nous conduisent à cette initiative.

Veuillez agréer, Mme. la Dasen, l’expression de notre attachement au bon fonctionnement du service public de l’éducation,

Pour la section départementale FSU,

Vincent Présumey, secrétaire départemental.

Pour la levée de l’état d’urgence.

Nous, 1 500 participants au meeting convoqué pour la levée de l’état d’urgence à l’appel des 333 ce 23 janvier 2016 à Paris ;

Réunis au lendemain de l’annonce provocatrice de Hollande de prolonger pour trois mois l’état d’urgence, et de l’affirmation de Manuel Valls, pour qui celui-ci pourrait être maintenu « jusqu’à ce qu’on puisse en finir avec Daech » ;

Appuyés par les 12 000 signataires de l’appel des 333 ;

Après avoir entendu les prises de parole de :

  • Patrick Baudouin, avocat, président d’honneur de la FIDH

  • Esther Benbassa, sénatrice, vice-présidente de la commission des lois

  • Denis Collin, philosophe

  • Jean-Jacques Marie, historien

  • Nicolas Bonnet-Oulaldj, membre du conseil national du PCF

  • Olivier Besancenot, NPA

  • Sergio Coronado, député Vert

  • Daniel Dutheil, syndicaliste AP-HP

  • Wladimir Susanj, syndicaliste, Paris

  • Mathilde Zylberberg, Syndicat de la magistrature

  • Vincent Présumey, syndicaliste enseignant

  • Noël Mamère, député

  • Danielle Simonnet, coordinatrice du PG

  • Jean Hedou, syndicaliste, Paris

  • Dominique Gros, universitaire

  • Daniel Gluckstein, secrétaire national du POID

  • Eric Le Courtois, syndicaliste, Côtes-d’Armor

  • Dominique Coujard, magistrat honoraire, ancien président de la cour d’assises de Paris

  • Patrick Picard, syndicaliste, Paris

  • Jean-Jacques Karman, membre du conseil national du PCF

  • Claude Charmont, syndicaliste, Seine-et-Marne

  • Jacques Cotta, journaliste et réalisateur

Et les messages de :

  • Mickaël Wamen, syndicaliste Goodyear condamné

  • Rony Brauman

  • Isabelle Attard, députée

  • Jacques Nikonoff, porte-parole du Parti de l’émancipation du peuple

Nous adressons un message de solidarité aux travailleurs condamnés de Goodyear et exigeons l’arrêt immédiat des poursuites à leur encontre.

Nous réaffirmons notre exigence de levée immédiate d’un état d’urgence dont tous les orateurs, dans leur diversité, ont montré qu’il est liberticide et menace tous les droits démocratiques existants.

Nous appelons à amplifier la campagne pour la levée de l’état d’urgence et contre sa prolongation annoncée par le président.

Nous nous félicitons de la multiplication d’initiatives qui, comme nous, exigent la levée de l’état d’urgence.

Nous appelons à soutenir la délégation qui se rendra auprès de François Hollande pour faire entendre cette exigence.

Nous appelons à la mobilisation la plus large dans l’unité pour mettre en échec le projet de réforme constitutionnelle par lequel François Hollande prétend graver dans le marbre cette remise en cause permanente de la démocratie.

Dans le respect des positions et des engagements des uns et des autres, mobilisons-nous dans tout le pays pour dire, par dizaines et centaines de milliers :

Nous appelons à amplifier la campagne pour la levée de l’état d’urgence et contre sa prolongation annoncée par le président.

Non à la réforme constitutionnelle !

  • Non à la réforme constitutionnelle
  • Levée immédiate de l’état d’urgence !

Nous mandatons la tribune du meeting pour faire connaître cet appel et développer la campagne au niveau national, dans les communes et les départements.

Appel adopté par les 1 500 participants au meeting du 23 janvier 2016, Espace Charenton (Paris)

Ce 26 janvier : un point d’appui.

12549052_1025463584186413_792104167392660642_n50% de grévistes dans les collèges aujourd’hui en France. Après des mois, et alors que la mise en place de la « réforme » confine au harcèlement, ou au harassement, des établissements sont à nouveau en grève majoritaire, et d’autres ne baissent pas les bras. Aujourd’hui dans l’Allier, de nombreux collèges ont vu les collègues exprimer leur refus non seulement persistant, mais renforcé, car ce sont des professionnels qui ont eu à subir séances de « formation » et qui sont confrontés aux chantages explicites ou sous-entendus à propos de l’organisation des services, des postes à cheval …

Paroles de collègues : « En Lettres classiques, cela fait des années qu’on ne voit plus d’inspecteur sachant le latin ou le grec, donc connaissant nos matières. » « Est-ce bien normal que quand on est gréviste, le chef vous refuse l’accès à l’établissement, même pour faire des photocopies pour mes élèves ? … » – ce dernier comportement participe-t-il de cette montée au cocotier d’un nombre croissant de hiérarques, notre rectrice en tête qui vient de prétendre que les professeurs devaient 1607 heures annuelles ? …

Le chiffre des « services » de 11,7% de grévistes dans les collèges n’est pas crédible. De Jules Ferry Montluçon aux Célestins en passant par Bourbon et le Villon, les collègues ont exprimé leur position fondamentale par la grève. A Lapalisse, presque tout le collège en grève s’est regroupé devant l’établissement, en présence de la presse locale et de représentants départementaux du SNES-FSU. Nous mettons, avec le refus du bluff que nous nous efforçons de pratiquer, la moyenne départementale à 30%. Un certain nombre de collègues de l’Allier ayant aussi manifesté à Clermont-Ferrand (les connaisseurs en repèreront dans la photo ci-dessus).

De plus, les Vies scolaires ont été concernées elles aussi, et les agents, plusieurs cuisines n’ayant pas fonctionné aujourd’hui, dans le cadre du mouvement de l’ensemble de la Fonction publique à l’appel de la CGT, de FO, de Solidaires et de notre section départementale FSU, comme la totalité des sections départementales FSU.

Alors, cette journée ? Un (re-)commencement. La discussion dans la réunion départementale tenue à Moulins au Colisée à 14h nous  conduit à proposer une mobilisation départementale en vue du CDEN (Conseil Départemental de l’Education Nationale) le 9 février, pour l’abrogation de la réforme du collège et pour la défense des classes dans le premier degré, où l’on va reparler de la fameuse « convention » qui devait protéger les écoles …

Le rassemblement à Vichy devant l’hôpital public :

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La grève du 26 janvier sera un nouveau point de départ.

Ne le cachons pas : la mobilisation contre la réforme du collège a marqué le pas, à la fois à cause des crimes de Daesh et de la mauvaise musique de l’état d’urgence qui s’est ensuivi, et parce qu’il est clair qu’au lieu de procéder à des journées de grèves nombreuses, mais espacées et isolées, on aurait dû frapper vite et fort, ce que nous avions affirmé à notre niveau, départemental, dés juin dernier. Mais par contre le mécontentement, lui, est plus que jamais là, et cette réforme reste rejetée par l’écrasante majorité, et elle sait pourquoi : sa mise en oeuvre par les stages, formations obligatoires et préparation de rentrée désorganise les établissements et accumule les problèmes.

La grève de ce mardi combine l’appel de l’intersyndicale du second degré pour l’abrogation de la réforme du collège, et celui de la CGT, de FO et de Solidaires, rejoints par la très grande majorité des syndicats et sections départementales de la FSU, pour imposer de véritables négociations salariales dans la fonction publique. Ces deux objectifs, loin de s’opposer, résument toute la situation. L’arbitraire doit cesser : l’abrogation de la réforme du collège qui vise à l’éclatement de l’offre éducative publique, et le déverrouilage de la question des salaires sont des sujets centraux, des points de rupture, qui résument toute une politique.

Hé oui  : c’est précisément pour cela, parce qu’ils mesurent l’ampleur du problème devant un gouvernement qui va toujours plus loin dans les mesures anti-sociales, qui est allé d’ores et déjà bien plus loin que son prédécesseur – c’est là la vérité, il faut la dire-  que la masse des collègues, mécontente, est sceptique et inquiète. Nous verrons combien nous serons mardi, mais une chose est sûre : nous devons y être, car ainsi, nous amorçons un nouveau départ.

La FSU de l’Allier sera représentée ce samedi à un meeting national, pour la levée de l’état d’urgence : un article rendra compte de cet évènement. Elle a proposé que dans le cadre de la journée de mardi, les fédérations syndicales de l’enseignement soient associée à la délégation intersyndicale qui demandera à être reçue mardi à 15h à la préfecture à Moulins, puis se rendent à la presse pour confirmer qu’il y a un front commun dans ce département, FSU-CGT-FO-SUD-FCPE, contre la contractualisation et la territorialisation des services publics, via la « réforme territoriale », le protocole PPCR, la « réforme du collège », celle dite des « rythmes scolaires » et la « convention premier degré ». La FSU propose la constitution au niveau départemental d’un comité pour la défense des libertés, la levée de l’état d’urgence et contre la réforme constitutionnelle : cela peut se mettre en place dés la semaine prochaine.

Le congrès national de la FSU a lieu au Mans du 1° au 5 février. Le 5 février un Comité Technique Départemental est convoqué à l’Inspection d’Académie sur la préparation de la prochaine rentrée, et un Conseil Départemental de l’Education Nationale à la préfecture le 9 février. Le nouveau conseil départemental de la FSU élu lors de notre congrès départemental début janvier, tiendra une réunion ouverte à tous les syndiqués le mercredi 10 février aprés-midi, à Tronget, où nous ferons le bilan de ces échéances et le compte rendu de mandat de nos délégués au congrès national.

D’ores et déjà les nouvelles concernant les écoles donnent des inquiétudes et réfutent l’annonce d’une sauvegarde du tissu scolaire assuré par la sainte « convention ». D’ores et déjà la question des dotations des collèges commence à se combiner douloureusement avec la « réforme ». Nous avons quelques traditions de mobilisations départementales. La dernière avait eu lieu avec les élus locaux, en 2014, et avait réduit les suppressions envisagées dans le premier degré et dans le second degré. La grève du 26 janvier doit nous permettre de nous rencontrer et de préparer ces échéances, tout en étant à l’écoute des mouvements dans les collèges de toute la France.

Voila, chers collègues, avec des arguments reposant sur la raison et l’obligation où nous sommes de défendre l’école publique et le service public, des motivations pour cette grève : elle ne sera pas un acte ponctuel, car nous allons, sans aucun doute, en faire un commencement. Avant 2017, il y aura le printemps 2016.

Pour le conseil départemental de la FSU, Vincent Présumey.

Au fait, il paraît que les classes bilangues allemand sont sauvées. Voici ce qu’en pense l’Association pour le Développement de l’Enseignement de l’Allemand en France : http://adeaf.net/

Ce recul très partiel, quelques jours avant la grève du 26 janvier, a une signification : oui, on peut, on doit, arracher l’abrogation de la « réforme du collège » !

 

 

 

Grève le mardi 26 janvier.

 

Pour de véritables négociations salariales dans la Fonction publique, hors de tout carcan du type «  »PPCR », et pour l’abrogation de la réforme des collèges qui est en train de provoquer difficultés, saturation et division dans tous les établissements concernés, la FSU de l’Allier a décidé, comme la très grande majorité des sections et des syndicats de la FSU, d’appeler à la grève mardi 26 février prochain avec la CGT, FO et Solidaires.

Un rassemblement départemental aura lieu à Moulins devant la Préfecture à 15h, où une délégation demandera à être reçue.

Des rassemblements auront lieu  devant la sous-préfecture à Montluçon 15h et devant l’Hôpital à Vichy 14h 30.

Une assemblée des personnels de l’enseignement public, ouverte au autres secteurs de la fonction publique, aura lieu à Moulins, au Colisée, à 14h.

Ci-dessous le tract commun aux fédérations de l’enseignement FSU, FO, CGT et SUD :

tract FSU FO CGT SUD 26 janvier

Et le tract commun Fonction publique :

tract fonction publique CGT FO FSU SUD

Et le communiqué du syndicat FSU des Territoriaux ( SNUTER, issu de la fusion des SNUACTE et SNUCLIAS FSU) :

Appel Régional à suivre la Grève et la mobilisation du 26 janvier
Un mouvement national de grève et de mobilisation dans la fonction publique a été décidé pour le mardi 26 janvier et un préavis déposé en ce sens auprès du Ministère.
Pour la FSU il s’agit bien entendu de porter nationalement avec les membres de l’intersyndicale la question de nos salaires. Il s’agira de peser en particulier, pour que le Rdv salarial de février avec le gouvernement, débouche sur une véritable négociation sur la fin du gel de la valeur du point d’indice mais AUSSI sur l’indispensable rattrapage (au moins d’une partie..) de notre perte de pouvoir d’achat.
Pour nous, salariés du Conseil Régional Auvergne-Rhône-Alpes, cet appel doit être porteur d’une motivation supplémentaire :
Depuis le 01 janvier 2016 La Région Auvergne-Rhône-Alpes est une entité territoriale complètement nouvelle, à part entière ; De nouveaux interlocuteurs : nouveau Président, nouvel exécutif régional nouveau Directeur Général des services…De nouvelles compétences données par la loi aux Régions.
Du point de vue de nos rémunérations, si la loi garanti a minima la conservation à titre individuel -pour chaque agent en place- de conserver son Régime indemnitaire, aucune harmonisation par le haut n’est prévue !
Pour tout le reste en revanche (temps de travail, Organisation territoriale et fonctionnement de la Région, modalités d’évolution de nos carrières, avancement d’échelon, avancement de grade, budget de la collectivité pour les Œuvres sociales (APR , CNAS OSCARetc), participation à la mutuelle, gestion des remplacements etc.) une harmonisation sera forcément mise en œuvre. Tout sera nécessairement délibéré dans le cadre de la nouvelle Collectivité donc remis « sur le tapis » sans aucune garantie a priori.
Se mobiliser le 26 janvier, c’est donc pour nous salariés du Conseil Régional l’occasion de donner aussi un premier signe fort à notre exécutif. Montrer que rien ne doit se faire sans nous et peser pour que s’engagent de vraies négociations sur tous les sujets qui engagent notre avenir!
N’oubliez jamais : « les syndicats » [nous la FSU, tous les autres…] c’est « vous » !.. C’est nous tous ! Il en va de la défense de nos « acquis » comme de la conquête de nouveaux progrès !