Réforme du collège

Rentrée 2016 : ne pas accepter

En cette rentrée 2016 les collègues de collège subissent la mise en œuvre de la réforme. Dans la plupart des établissements, ses conséquences peuvent paraître invisibles : les suppressions d’options se sont décidées en juin et même avant, les EPI et les AP n’apparaissent pas dans les emplois du temps et sont « cachés » dans les matières auxquelles ils vont prendre des heures… Pour autant, on nous signale déjà de nombreux problèmes et dysfonctionnements : collègues à qui l’ont demande d’enseigner une autre matière que la leur au prétexte de l’AP, TZR à qui doivent assurer des EPI au pied levé, emplois du temps inapplicables, non-respect des contraintes horaires imposées par la réforme…

Nous lançons un appel pour que les collègues nous fassent remonter leurs témoignages afin de dresser un bilan de cette rentrée. Vous pouvez le faire en utilisant le formulaire de contact de ce site ou la page Facebook du SNES Allier. Si besoin, les militants du SNES sont là pour vous aider. Ils peuvent se rendre disponibles pour organiser des heures d’information syndicale dans votre établissement. Collectivement, nous pouvons résister à l’application de cette réforme. Le SNES Allier appelle à la grève dès le jeudi 8 septembre pour demander l’abrogation de la réforme du collègue et le retour des cours et des options qui ont été supprimés.

Rendez aux enseignants et aux élèves ce qui leur a été pris !

Dans les faits, la réforme ne s’appliquera pas !

 

En grève le 8 septembre !

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Loi El Khomri et statut des fonctionnaires.

Cet article se trouve maintenant sur le nouveau site de la FSU Allier qui prend son départ à l’occasion de la grève générale du 3 mars :

https://fsu03.wordpress.com/2016/03/28/avec-la-greve-generale-du-31-mars-la-fsu-allier-inaugure-son-site/

 

La FSU dépose un préavis départemental de grève.

FSU allier

Moulins, le 28 janvier 2016.
Madame la Directrice académique de l’Education Nationale,

La section départementale de la FSU, avec l’ensemble de ses syndicats de l’Education nationale (SNES-FSU, SNUIPP-FSU, SNUEP-FSU, SNEP-FSU), dépose ce jour un préavis de grève pour la journée du mardi 9 février 2016, où est annoncée la tenue d’un Conseil Départemental de l’Education Nationale, afin de permettre l’expression éventuelle des demandes de non-fermetures de classe et d’ouvertures dans le premier degré, et des revendications relatives aux dotations des établissements en lien notamment avec la réforme du collège dont notre organisation demande toujours l’abrogation, dans le second degré.
Ce sont les demandes de nos collègues, exprimées notamment à l’occasion de la journée du 26 janvier lors de réunions dans les établissements, lors de la réunion départementale tenue à Moulins, et dans le cadre des trois rassemblements de Moulins, Montluçon et Vichy, qui nous conduisent à cette initiative.

Veuillez agréer, Mme. la Dasen, l’expression de notre attachement au bon fonctionnement du service public de l’éducation,

Pour la section départementale FSU,

Vincent Présumey, secrétaire départemental.

Motions du congrès départemental de la FSU : grève du 26 janvier, état d’urgence, budget départemental.

Cusset, jeudi 7 janvier, 15h 30. Le Congrès de la FSU de l’Allier se tient en ce moment même au lycée Valéry Larbaud à Cusset. Il travaille à la discussion et l’amendement des textes d’orientation soumis à notre congrès fédéral national qui aura lieu la première semaine de février au Mans.

Et il vient d’adopter trois motions qui seront présentées à la presse tout à l’heure : l’une contre Daesh, l’état d’urgence et la révision constitutionnelle projetée ; la seconde pour la grève dans les collèges et dans toute la fonction publique le 26 janvier ; la troisième à propos des restrictions budgétaires résultant de la session de décembre 2015 du Conseil Départemental de l’Allier.

Voici ces trois motions :

Le 26 janvier, grève générale des fonctionnaires contre la casse des statuts, contre la réforme des collèges, pour les salaires et le service public !

Le congrès départemental de la FSU de l’Allier, réuni le jeudi 7 janvier à Cusset, constate que le mardi 26 janvier, l’intersyndicale du second degré comprenant notamment le SNES-FSU et le SNEP-FSU, a appelé à la grève pour le retrait de la réforme du collège, puis que les fédérations de fonctionnaires CGT, FO et Solidaire ont appelé à la grève le même jour l’ensemble des fonctionnaires contre le gel du point d’indice et pour la défense des services publics.

Les conditions peuvent donc être réunies pour un puissant mouvement social le 26 janvier, avec en son cœur une grève massive dans les collèges pour le retrait d’une contre-réforme qui menace non seulement les missions et les statuts des personnels, mais l’égalité de tous devant l’offre scolaire : la reprise du mouvement dans les collèges et la mobilisation de l’ensemble des fonctionnaires ne s’opposent pas, bien au contraire.

Il est consternant qu’à ce jour et à cette heure, la FSU nationalement n’appelle toujours pas à la grève le 26 janvier. La signature du protocole PPCR serait donc déjà un obstacle majeur à l’unité avec la CGT, FO et Solidaires et nous rapprocherait déjà à ce point des directions CFDT et UNSA ? … il est vrai qu’exiger la revalorisation du point d’indice devrait conduire à exiger la libre négociation salariale sur la base d’un rapport de force, brisant donc le carcan du protocole PPCR.

Prenant ses responsabilités, le congrès de la FSU de l’Allier appelle tous les personnels qu’elle représente à la grève le mardi 26 janvier et demande à la FSU nationale d’en faire autant.
Elle appelle les personnels des collèges à se porter en tête des mobilisations et manifestations de tous les fonctionnaires, qui, n’en déplaisent aux interdits de « l’état d’urgence », devront avoir lieu ce jour là, et propose la tenue rapide d’une intersyndicale départementale avec la CGT, FO et Solidaires.

 

 

Contre Daesh, l’état d’urgence et le projet de révision constitutionnelle

Le congrès départemental de la FSU de l’Allier, réuni le jeudi 7 janvier à Cusset, condamne les crimes de masse de l’organisation fasciste Daesh.

L’état d’urgence instauré en France depuis ces attentats, a permis l’interdiction et la répression de manifestations et de mouvements sociaux n’ayant aucun rapport proche ou lointain avec Daesh. _La FSU 03 se prononce pour la levée de l’état d’urgence et se joint au CDFD de la FSU du Puy-de-Dôme pour demander à la FSU nationale de prendre position clairement le plus vite possible en ce sens.

Le projet de révision constitutionnelle rend cela plus urgent encore. La possibilité de suspendre les libertés existait déjà dans la constitution (articles 16 et 36), mais la constitutionnalisation de l’état d’urgence y introduirait un arbitraire aggravé, par la vacuité des motifs (« en cas d’évènements présentant (…) le caractère de calamité publique »), et parce qu’elle permettrait au législateur d’y rajouter des mesures non définies et non délimitées, sans aucune limite de durée : c’est ainsi la « garantie des droits » (article 16 de la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen) qui est atteinte.

La déchéance de nationalité pour les binationaux natifs, dépourvue de tout intérêt « antiterroriste », est une atteinte directe au droit du sol, qui, si elle est largement appliquée, produira des apatrides car les Etats auxquels on prétendra les renvoyer peuvent très bien réagir en leur retirant leur propre nationalité. De plus, la création, dans l’article 34 de la constitution, d’un tiret exclusivement consacré à la nationalité et la séparant des autres domaines du droit civil, tend à en faire un domaine d’exception.

Une telle dérive autoritaire, antidémocratique et antirépublicaine n’a strictement rien à voir avec la nécessaire lutte contre le fascisme de Daesh. Elle doit être combattue et défaite. C’est pourquoi le congrès départemental de la FSU 03 apporte, au niveau national, son appui à l’appel «  Pour la levée de l’état d’urgence  » et propose aux citoyens et aux organisations syndicales, démocratiques et laïques, de constituer sur cette base et à l’encontre du projet de révision constitutionnelle, un collectif départemental pour la levée de l’état d’urgence et la défense des libertés.

Signer la pétition « Pour la levée de l’état d’urgence »

 

Non aux choix politiques et budgétaires nationaux et départementaux.

Le congrès départemental de la FSU de l’Allier, réuni le jeudi 7 janvier à Cusset, sachant qu’une délégation de la section départementale FSU et du syndicat SNUACTE-FSU doit être reçue demain vendredi 8 janvier par le président du Conseil Départemental M. G. Dériot, exprime l’inquiétude des personnels devant les décisions budgétaires et donc politiques prises lors de la dernière session du Conseil Départemental.

Des compressions de personnel et des mesures visant à augmenter les horaires ont été retirées de l’ordre du jour de cette session devant la menace d’une grève totale et d’un rassemblement de tous les personnels départementaux. Soutenant la pétition de l’intersyndicale CGT-FO-CFDT la FSU avait fortement répercuté cet appel dans les collèges. La réforme territoriale et les restrictions des crédits aux collectivités font que ces menaces demeurent à moyen terme.

La FSU Allier soutient les revendications des agents de collèges et de leur syndicat FSU qui, non seulement ne veulent pas comme tous les agents territoriaux subir ces reculs, mais qui réclament d’être traités dignement et de manière égale, en mettant fin au scandale du rattrapage de fait des jours fériés hors vacances et week-end, qui est actuellement imposé par le biais de l’annualisation du temps de travail, cela même pour le 1° mai !!!

Les aides au fonctionnement des 3 Centres d’Information et d’Orientation sont supprimées, alors que ces CIO avaient été créés à la demande du département et sur la base du financement de leur fonctionnement. C’est donc une mission départementale de service public qui est supprimée.

Signal significatif envers la jeunesse, les aides, hors transports, aux salons Cap Avenir sont supprimées, les collèges et lycées sont de fait incités à payer, ou non, en fonction de leurs moyens et des politiques locales.

Le recul de 30% du budget Culture conduit à la liquidation pure et simple de toute aide à de nombreuses compagnies emblématiques du spectacle vivant, à la suppression des subventions de fonctionnement aux compagnies de théâtre, à une forte baisse des aides aux festivals, toutes choses que notre Fédération, attachée à l’éducation populaire et à des loisirs culturels et démocratiques, condamne.

Ces décisions sont autant de choix politiques, dont il faut bien dire qu’ils s’inscrivent parfaitement dans le cadre de la politique gouvernementale : réforme territoriale, réduction des budgets des collectivités, affaiblissement de l’échelon départemental, quelles que soient les déclarations de l’exécutif départemental disant que c’est la faute au seul gouvernement, et celle de la nouvelle opposition départementale disant que c’est la faute au seul département. Non, les deux mènent la même politique qui, au nom du « remboursement de la dette publique », une dette publique qui finance la spéculation boursière, sacrifie les besoins sociaux.

La grève du 26 janvier peut être l’occasion pour les personnels, fonctionnaires ou précaires, de l’Education nationale, et les personnels territoriaux, de se retrouver ensemble pour la défense des services publics, du département, de l’école publique et de la culture.

 

 

Carte des langues et « réforme du collège ».

 

Le Comité Technique Académique du 14 décembre 2015 a été informé par Mme le Recteur des modifications envisagées pour la carte des langues, en lien avec la réforme du collège.
Toutes les sections européennes sont désormais supprimées, sans solution de continuité pour les élèves qui en suivent actuellement les cours, ce qui, pour le SNES-FSU, est injustifié et méprisant pour les élèves qui s’y sont engagés et les enseignants qui s’y sont beaucoup investis.
La plupart des classes bilangues, très majoritairement anglais-allemand, sont maintenues, ce dont nous nous réjouissons même si nous aurions souhaité que des efforts supplémentaires soient faits concernant l’italien, l’espagnol et le russe. De plus, nous déplorons que la fermeture de certaines bilangues ne soit pas justifiée, d’autant moins quand elles répondent aux critères retenus par le rectorat : éducation prioritaire, projet sur le cycle 3, équité entre les territoires, équité public-privé, effectifs, professeurs disponibles.
Madame le Recteur a annoncé que les enseignants dont le service serait incomplet pourraient, sur la base du volontariat, être amenés à le compléter dans le premier degré pour assurer l’avenir des bilangues de continuité.
Vous trouverez ci-dessous l’état de la nouvelle carte des LVER* par département et par bassin pour la rentrée 2016. M. le Secrétaire Général nous a précisé qu’elle n’était pas encore définitive, que des ajustements pouvaient encore avoir lieu. C’est la raison pour laquelle nous vous invitons à prendre contact avec nous si vous constatez des problèmes ou si vous vous interrogez sur cette carte.

 

Le SNES-FSU, au sein de l’intersyndicale, rappelle son opposition à cette réforme du collège qu’il juge néfaste tant pour les élèves que pour les personnels, dont certains verront leur poste supprimé purement et simplement, d’autres leur service partagé sur deux, trois établissements, voire plus.
Le SNES-FSU continue de demander son abrogation ainsi que l’ouverture de discussions pour une autre réforme, réellement ambitieuse, en particulier dans le renforcement des Langues Vivantes Etrangères et Régionales, afin de garantir une offre diversifiée à tous les élèves.