Rendez-vous de carrière, les dernières informations.

Nous saluons l’initiative de la direction des ressources humaines et des corps d’inspection d’organiser des réunions d’information à destination des personnels concernés dès cette année par le nouveau dispositif des rendez-vous de carrière. Cet article est un compte-rendu de la réunion tenue à Yzeure le 22 novembre.

1339 rendez-vous de carrière sont prévus dans l’académie cette année, 1er et 2nd degrés confondus (304 collègues pour le passage au 7e échelon, 511 pour le passage au 9e et 524 pour le passage à la hors classe).

Le cadre du rendez-vous de carrière

Les inspecteurs présents ont à plusieurs reprises insisté sur le fait que le cadre est bien plus contraignant pour eux dans ce nouveau dispositif. En effet, l’agent devant être prévenu un mois à l’avance, cela demande une grosse anticipation sur les plannings d’inspection. De plus, les agents ont l’obligation d’être inspectés sur une année donnée donc cela fait des quotas obligatoires pour les inspecteurs.

De plus, ils ont dû faire face à un certain nombre de bugs informatiques et n’ont, par exemple, été informés de la liste des inspectables qu’en octobre (alors que les collègues concernés avaient, eux, reçu un mail fin juin).

Les collègues seront informés de leur date d’inspection sur l’application SIAE (consultable via iprof). Ils doivent valider la date via l’application en cliquant sur « accepter ».

Si le rendez-vous ne peut pas se faire, il y a plusieurs cas de figure :

– problème du côté de l’enseignant, avec un motif « légitime » : l’agent est de nouveau convoqué avec un nouveau délai de un mois.

– problème du côté de l’enseignant, avec un motif considéré comme non légitime : situation réglée au cas par cas, pas de rdv ou report sans obligation de délai.

– problème du côté de l’inspecteur : report du rdv sans obligation de délai mais avec une concertation.

Dans le cas où un agent n’aurait pas pu bénéficier de son rdv de carrière, sa situation sera examinée en CAPA.

Un « nouvel esprit »…

Les inspecteurs ont souhaité expliquer dans quel esprit le rendez-vous de carrière doit se faire. En effet, les objectifs sont différents des inspections telles qu’elles avaient lieu avant. Il s’agit de faire un bilan du parcours de l’enseignant, de faire le point sur son évolution professionnelle. Ils ont insisté sur le caractère bienveillant de cette évaluation, sur son aspect « positif ». En effet, le rendez-vous de carrière doit être différencié de l’accompagnement (visites conseil) : lors de l’entretien du rendez-vous de carrière, l’objet de la discussion ne sera pas le conseil pédagogique. Si l’enseignant a besoin de recevoir des conseils, cela doit se faire « à part » et cela n’apparaîtra pas dans le document d’évaluation.

Pour préparer nos rdv de carrière, nous avons la possibilité de compléter le document de référence de l’entretien, consultable en ligne (clic Page 24).

Il n’est pas obligatoire de renseigner ce document. Les collègues qui le souhaitent peuvent le faire et le transmettre à leur inspection avant ou pendant l’entretien. Il n’y a pas de document particulier à fournir (progression, cahier de texte…) mais chaque enseignant est libre de fournir les documents qui lui semblent pertinents pour son inspection. Il n’y a pas de rapport d’inspection mais un compte-rendu avec 11 compétences et 4 niveaux de maîtrise complété pour partie par l’inspecteur et pour une autre par le chef d’établissement, ainsi que deux appréciations littérales.

Des interrogations qui restent en suspens

Des interrogations subsistent et les inspecteurs présents n’ont pas pu nous donner d’informations précises sur les sujets suivants :

– Comment seront départagés les 30% de collègues qui doivent bénéficier d’une accélération au 6e et au 8e échelons ?

Il nous a été répondu que la colonne « excellent » dans le compte-rendu allait servir à départager les collègues. Il est prévu que les conditions d’exercice soient prises en compte (exemple des collègues exerçant sur 3 établissements). Il est aussi demandé aux inspecteurs de respecter certains quotas comme l’équilibre entre hommes et femmes (sans plus de précision : espérons que cela soit proportionnel étant donné la féminisation de notre profession). Les inspecteurs ont reconnu qu’il existait encore beaucoup de flou sur ce sujet mais relativisent l’enjeu financier car il ne s’agit que d’une accélération d’un an sur toute la carrière.

C’est l’autorité rectorale qui donnera une appréciation finale quant à la promotion de l’agent au début de l’année scolaire suivante. Des voies de recours sont prévues.

– Pour l’accès à la hors classe : c’est encore plus flou ! Les collègues concernés sont ceux qui se situent dans la deuxième année du 9e échelon et dont le rdv de carrière permettra d’évaluer le passage à la hors classe. Pour les collègues ayant dépassé cette ancienneté, c’est leur dernière notation qui sera prise en compte. Dans le cas de la hors classe, les volumes de promotions ne sont pas encore parus. Le nouveau dispositif prévoit la hors classe pour tous (aujourd’hui 86% des personnels terminent leur carrière à la hors-classe) mais le SNES revendique que soit inscrite dans le statut une clause de sauvegarde pour un passage automatique à la hors classe des personnels ayant atteint le 11e échelon depuis 3 ans.

 

En conclusion, il est dommage que monsieur Bergopsom, DRH de l’académie, n’ait pu être présent pour répondre à ces dernières questions mais il semble de toute manière que rien ne soit encore cadré même au niveau ministériel. Espérons que les collègues qui vont essuyer les plâtres cette année n’en pâtissent pas trop !

 

Publicités