Trop, c’est trop : nos rendez-vous … et leur convergence prochaine !

Dés la reprise scolaire de lundi prochain, la FSU et ses syndicats participent à plusieurs rendez-vous dans l’Allier. Déjà, pendant les vacances, nos collègues femmes de ménage du SNUACTE-FSU ont distribué un tract et sont intervenues le lundi 15 février, à la réunion des personnels de collèges organisée par le Conseil Départemental, qui veut augmenter le temps de travail, tract dénonçant les effets de l’annualisation du temps de travail des agents et les invitant à participer aux assemblées du personnel départemental qui auront lieu à partir du 1° mars : tract SNUACTE-FSU

lundi 29 février à 17h 30 devant la Cité administrative de Montluçon, rendez-vous pour distribuer aux élus de la communauté d’agglomération la lettre ouverte CGT-CFTC-FSU-Solidaires-UNSA appelant au maintien de la gratuité des locaux syndicaux que la mairie de Montluçon veut supprimer.

mardi 1° mars à 17h devant la cité scolaire de Presles à Cusset, rassemblement des professeurs, des parents et des élèves pour exiger les moyens du service public d’enseignement.

-et MERCREDI 2 MARS à 17 H. à la SALLE MUNICIPALE DE BROÛT-VERNET, REUNION DEPARTEMENTALE DE DEFENSE DE L’ECOLE PUBLIQUE, appelée par la mairie et la population de la commune, la FSU et ses syndicats, la FCPE-Allier et les syndicats opposés aux fermetures de classes. La FSU invite les collègues défendant les moyens du second degré et s’opposant à la « réforme » du collège à venir ou à se faire représenter à cette réunion qui aura à discuter d’actions au niveau départemental.

Mais le contexte vient très brutalement d’évoluer. Contre la loi « El Khomri » (Valls-Gattaz, si l’on préfère), disons-le : le mouvement est engagé qui conduit à l’affrontement social, maintenant, printemps 2016.

Possibilité de travailler 60 heures, 10 heures par jour pour des apprentis … On n’en finirait plus de détailler le contenu extraordinairement violent de ce projet de loi. Résumons : le droit social issu de 1936, 1945, 1968, est détruit. Le coeur du projet c’est l’ « inversion de la hiérarchie des normes », bien entendu au nom de « l’emploi » et du « dialogue social », qui place la loi de l’entreprise au dessus de la convention collective et de la loi républicaine.

Fonctionnaires et éducateurs, à la FSU nous sommes concernés : parce que ce serait une catastrophe pour les salariés du privé, et donc pour ceux du public eux aussi confrontés à la  pression à la baisse des salaires et à la hausse du temps de travail, une catastrophe pour les chômeurs, dont l’embauche serait rendue plus difficile par la flexibilité accrue du travail, et pour la jeunesse, dont l’avenir serait voué à la précarité, et parce que nous avons parmi nous des travailleurs de droit privé, comme par exemple les AESH.

Une intense discussion se mène ces jours parmi les militants syndicaux, suite au communiqué de la réunion intersyndicale nationale du 23 février qui, pour pouvoir avoir la signature de la CFDT, ne va pas jusqu’à demander le retrait de la loi « El Khomri » et n’appelle à rien pour l’instant (depuis, il est question du 31 mars). Pourtant, ce sont en réalité les directions des organisations qui soutiennent le « dialogue social dans l’entreprise » comme elles soutiennent la « réforme » du collège ou les « conventions » territorialisant l’école publique, qui sont à présent en difficulté devant la protestation massive de tous, y compris donc dans leurs rangs. L’unité est en train de se faire et c’est pour le RETRAIT de la loi « El Khomri » qu’elle se fera.

D’ores et déjà, un mouvement s’étend pour ne pas laisser passer la journée du mercredi 9 mars où la loi anti-droit du travail sera présentée en conseil des ministres. Car il ne faut plus, comme ce fut le cas en 2010, laisser passer les journées où les choses se décident et laisser en paix les institutions qui décident : gouvernement, parlement. D’ores et déjà des appels à la grève se font entendre et les organisations de jeunesses les plus diverses, le syndicat étudiant UNEF en tête, appellent la jeunesse à manifester dés le 9 mars.

Il n’appartient pas à la FSU, en tant que fédération de la fonction publique, de fixer les heures des nécessaires manifestations du 9 mars dans l’Allier, à Montluçon comme à Moulins et Vichy et pourquoi pas à Saint-Pourçain ou Broût, si les gens le décident.

Mais, d’une façon ou d’une autre, nous en serons. Parce que trop c’est trop. Ceux qui font le jeu du pire patronat et de l’extrême-droite nous ont assez dit de rester sages pour ne pas avoir pire qu’eux. Maintenant, il faut les arrêter. Alors, déjà, retrouvons-nous toutes et tous le 9 mars !

Bonne et excellente rentrée, amis, collègues et syndiqués !

 

 

 

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